‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 133 sur 227 · Sur ses rapports avec ce prince, on consuUera Giii · texte numérisé non relu

Sur ses rapports avec ce prince, on consuUera Giii

d'avoir fait de la fausse monnaie. En outre, de concert sans doute avec Titien, il appuyait Leoni auprès de révoque d'Arra», bientôt cardinal Granvelle. Il ne fallait pas moins que tous ces efforts pour enlever à la vindicte de Pier Luigi Farnese le trop industrieux monnayeur.

Gianfrancesco de Volterra avait négligé durant neuf mois entiers de faire parvenir à « César » un portrait de TArétin par Titien ; il fut semonce vertement. Ignorait-il donc que Charles-Quint avait fait recommander TArétin, par ses ambassadeurs, aux bienveillances de la Seigneurie Vénitienne? Et, aussi, « que le roi de France s'était fait restituer par Montmorency, idole de son affection, une image de TArétin que ce grand connétable lui avait ravie pour la tenir en son particulier ' »?

La vie des trois compères avait repris son agréable train. « Nous vous attendions tous à dîner ce soir, écrivait l'Arétin à Titien, certain soir de décembre; le Sansovino y devait ôtre aussi, avec ce monsieur qui parle, parle tant, qu'il rend fastidieux le plaisir que durant le repas on trouve à manger, et qu'après s'être réjouis de la nourriture, prennent ensemble les amis '. » Venise avait décidément ensorcelé l'Arétin :

seppe Campori, Pietro Aretino e il Duca di Ferrara, Modèno, Vincenzi, 1869, in-4.

i. Lett., IV, 51-52. — On lira, sur les rapports de François 1"' et de l'Ârétin, Pietro Aretino e una sua le Itéra inédit a a Francesco P di Francia, dans les Memorie delta deputazione di storia patria di Pamia e Piacenza^ par le Cav. Antonio Caiv pelli.

Page 1