Lett., IV, 127, 128, 200. — 4. Lett., IV
2i4 L'ITALIE DU XVI* SIÈCLE.
économies, se faisait cruellement repousser, dans le premier moment. La lettre suivante était moins Apre : « Je prends en bonne part le reproche que vous me faites, touchant la facilité que trouvent les courtisanes à venir dans ma maison ; mais la faute que vous m'en imputez vient de votre affection pour moi bien plutôt que de votre sagesse; puisque, comme je l'ai dit maintes fois, les femmes de celte sorte sont modestes et bien modérées, dans la mesure où elles sont en rapport avec les dames bien modérées et modestes. L'honnôtelé est à peine aussi pudibonde qu'elles deviennent chastes durant le temps qu'elles conversent avec des femmes de bien. Aussi, à supposer qu'elles demeureraient ici toujours, toujours elles seraient telles que sont celles-là qui pour mes services sont à la maison avec moi *. » Il se vantait d'avoir recours à ces « services » quarante fois par mois; il avait, alors, cinquante-six ans.
\SEccc Homo^ le présent de Noël laissé par Titien à son compère, ornait la « chambre mondaine ' ». « La copie de ce Christ, aussi vivant que vrai, que vous portez à l'Empereur, laquelle vous m'avez envoyée ce matin de Noël, est le plus précieux don que jamais Roi ait octroyé pour récompense à son plus amé favori.... Le lieu où je dors ne paraît plus la chambre d'un seigneur et d'un mondain, mais un temple sacré de Dieu. Tellement que j'en suis à convertir en oraisons mes plaisirs, et en honnêteté ma