‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 141 sur 227 · Lett., IV, 229, 2i · texte numérisé non relu

Lett., IV, 229, 2i

i. Cf. suprà, p. 101; Vasari, Vil, 19, io.

voyant les façades que vous avez peintes sur le Grand Canal, un peu au-dessous de Tendroit où demeure Don Giovanni Mendoza, digne ambassadeur de César, comment, imitant les anciens dans la peinture, vous ressemblez, dans la composition, aux modernes poètes. Ainsi que le divin Bembo si bellement entremôle la manière de Pétrarque et la sienne propre, ainsi je vous jure par votre faire, qui égale celui de tous les Polidoro (di Caravaggio) et de tous les Baldassar de Sienne, que l'on ne saurait désirer plus de grâce et d'invention *. »

Titien pressait TArétin de lui envoyer à Augsbourg, par le courrier Lorenzetto, une nouvelle provision de couleurs : et surtout, une demi-livre de laque vermillon, venant de ce Padovano, qui était aussi papetier de TArétin. Cependant, la génération nouvelle des peintres commençait à remplacer Tancienne pléiade. Ainsi cet Antonio Bernieri da Correggio, qui doit à un prénom, à un surnom également malencontreux, d'être confondu souvent, écrasé dans la gloire de l'Allegri •, son maître : « ! très rare génie dans la beauté séduisante de ce patient art de peindre en miniature, lui écrivait l'Arétin, le dégoût que m'avait donné le dédain a été guéri par l'amour que vous me portez, contrairement à ce cagot, qui me taxe d'ignoble, à ce cuistre, qui vit renfermé dans sa maison, non parce

i. Lett., IV, 251.

Page 1