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à celles du publiciste, ses vers à ceux du poète. N'était-ce pas ce môme siècle où les duchesses d'Urbino posaient nues pour Titien?
Parmi les élèves du « séminaire de sculpture * » créé par Sansovino, TArétin distinguait Pietro da Salô, ce jeune tailleur de pierres que le maître avait élevé, du métier de praticien, au rang de sculpteur. L'Arétin admirait la statue de la Justice élevée sur une colonne à Murano, il félicitait Tartiste au sujet d'une figure qu'il venait de faire pour le Conseil des Dix : « Le Dçmese, maître Pietro ', m'a mis en un si grand désir de voir la nouvelle figure que vous avez sculptée en beau marbre, que je ne serai plus tranquille que je ne l'aie vue, et bien promptement. Quoique, celui qui veut s'éclairer sur ce que peut votre génie dans l'art de Phidias, qu'il aille admirer la statue dont s'enorgueillit Murano. Cette image de la Justice tient d'une main l'épée, et de l'autre les balances ; avec un charme tel, et aussi un air viril, une légèreté si grande, qu'elle paraît une figure vivante plutôt qu'une image; si l'œuvre faite par vous durant l'indolence de la jeunesse est tellement admirable, que sera celle qui est sortie de votre ciseau dans un âge plus réfléchi •? »
Afin déjouer publiquement le rôle de personnage à plusieurs faces, qui est révélé par ses hagiogra-
1. « Facendo quasi un seminario di quelFarle», dit Vasari, l. Vn, p. 510.