‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 149 sur 227 · Lett., V, 93. — 2. Lett., V, 98. — 3. LeU., V · texte numérisé non relu

Lett., V, 93. — 2. Lett., V, 98. — 3. LeU., V

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m'avez envoyées chaque malin presque) jure n'avoir oncques goûté rien de meilleur. Los gens de mérite devraient vous imiter, et dépenser ainsi leur peine, à cultiver les plantes au lieu de louer les grands. Car celles-là sont plus libérales des fruits qu'elles produisent, que ceux-ci ne sont avares de l'or qu'ils possèdent : je parle de certains, et même de la plupart, et, si c'est un péché, que Pasquin me le pardonne, comme aussi me pardonnera Votre Royale Magnificence, si je ne suis pas accouru pour voir le jugement de Paris, peint par Girolamo Simonetta *, vraiment admirable peintre et hors ligne. Titien m'a dit — lui dont le pinceau, comme je l'ai maintes fois proclamé, contient occulte l'idée d'une nature nouvelle — que nul assemblage n'approche de l'extrême habileté que saisissent en ces figures les yeux de tout homme de jugement ; elles m'ont paru mille années, ces heures qui retardèrent l'envoi que doit me faire du tableau ce jeune homme illustre, dont vous attendez Tœuvre avec anxiété, seulement à cette fin de m'ôtre deux fois agréable.... Certes, vous vous donnez de nobles plaisirs, vous méritez des louanges singulières.... Non seulement vous êtes amateur de toute intelligence, qui s'exerce aux ouvrages du talent, qui est vivante dans la bouche de la Renommée, mais encore vous dépensez le temps où les affaires de la République occupent votre

i. Il faut lire Girolamo Sermonela; TArétin avait en tête quelque Simonette; voir Vasari, VII, 571. Sur les jardins de Venise, voir Sansovino. Ven. descr., p. 369.

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