‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 153 sur 227 · LeU., V, m V. — 2. Letl., V, 18t-lS7. — 3. Lett., V · texte numérisé non relu

LeU., V, m V. — 2. Letl., V, 18t-lS7. — 3. Lett., V

4. MoleUi dans le vieux sens de chant gaillard et populaire. « Motez, fabliaux ou chançonètcs », comme dit Rutebeuf (216), et Rabelais : « Chantons, beuvons! un motet! Entonnons! - I. V. des propos des beuveurs.

les épaules : « Je suis poète, dites-vous, et non musicien. » Usant en cela de la méthode de Michel-Ange, point pour point. Il s'excuse, s'il entend élever jusqu'aux nues la peinture de sa chapelle, en affirmant qu'il est sculpteur, et non pas peintre. Lorsqu'il se voit célébrer pour la statue de Julien de Médicis et de Laurent, il branle la tête, et s'écrie : « Je peins, moi, je ne sculpte mie ' î »

Le Sansovino continuait de se tenir à l'écart : fêtes, beuveries, soupers galants, rien ne le tentait. L'Arétin l'avait convié à venir goûter d'un vin que le duc de Florence avait envoyé de Pesaro. Le sculpteur s'excusa « par un billet qui se laissait à peine entendre, tant on l'avait écrit en hâte ». L'Arétin répondit une lettre méditée, pour refuser à son tour une invitation de son compère : « Je n'y puis, je n'y veux aller! » Mépriser son vin, un vin ducal! « cette suave liqueur, laquelle bue avec tempérance, mulliplie les forces, accroît le sang, colore la face, éveille l'appétit, fortifie les nerfs, éclaircit la vue, restaure l'estomac, provoque l'urine, incite au sommeil, dissipe la mélancolie, et rend l'allégresse! Boive de leau qui voudra! certain pédant m'a dit, à qui la taverne tenait lieu d'école, un jour qu'il disputait avec l'Anichini et moi : « Les anciens n'en buvaient point M »

Le podestat de Trévise était meilleur compagnon que le Sansovino. Il promettait de venir souper avec

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