‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 155 sur 227 · MORT D'ORSA VECELLIO · texte numérisé non relu

MORT D'ORSA VECELLIO

labbé Vassallo, l'Anichini se partagent ces friandises; pour l'Arélin, il prétend « ne se délecter de nulle chose de la gueule * ». Le Sansovino revenait de Pola, où la République Tarait envoyé recueillir des colonnes antiques.

Appuyé sur « ses amis », FArétin était sans pitié pour « ceux qui ne pouvaient le souffrir ». « Répondez, écrivait-il à Danese, répondez à ce grand maître, qui, suivant ce que me rapporte votre billet, vous turlupine pour savoir si j'ai, ou non, de la littérature, qu'à la vérité j'ai toujours su m'inslruire des choses que les doctes ont voulu que le vulgaire pût com* prendre. Bonne santé, cependant •. » Son opulence allait jusqu'à s'excuser sur la médiocrité du présent, lorsqu'il donnait des vêtements de damas ',

La sœur de Titien, Orsa,qui avait mené la maison depuis que la femme du peintre, Cecilia, était morte, vingt ans auparavant, venait de mourir à son tour. Mais Titien, après trois mois que sa femme était enterrée, s'était montré, en octobre 1530, « gaillard et prêt au voyage* »; celte fois, six semaines après le trépas d'Orsa, « sa sœur, non! sa fille, sa mère et sa compagne », il allait de nouveau festoyer chez son compère « avec certaines personnes extrêmement intelligentes • ». A Pâques, c'avait été tous les marmots de Venise qui étaient venus dîner chez l'Arétin;

\. LeU., V, 217-218. — 2. LelL, V, 231. — 3. Lelt., V, 239.

4. Benedetto Agnello a G. Calandra. Archiv. manlov. copié par Braghirolli. — Cf. Crowe, I, 316 et suiv.

Page 1