‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 156 sur 227 · Leil., V, 2i2, 2i · texte numérisé non relu

Leil., V, 2i2, 2i

« bambins, bambines, riches, pauvres, sans mères ni nourrices, hier, surlendemain de Pâques, mangèrent chez moi tout en fête * ».

Par politesse exceptionnelle, à un humaniste qui lui offrait ensemble de la « prose vulgaire » et du lalin, il assura que Pietro Camaiani, lagent du duc de Florence, lui traduirait le latin, et môme, qu'il aimerait savoir cette langue ; il y eût peut-être écrit des Psaumes. N'avons-nous pas un cantique de Voltaire? Le traducteur sut faire sentir « la progression, la finesse, l'élégance, la nouveauté, la science de cette épître, qu'il égalerait à une figure ayant en elle le modelé, le relief, le coloris, la beauté, la grâce de l'attitude, la vivacité du mouvement, la beauté captivante d'un Titien. Oui, Titien que vous chantez en vos écrits, messire Cerruto, ne saurait pas mieux vous peindre que vous ne savez décrire sa gloire! » Il replaça cette comparaison, qu'il trouvait galante, en ajoutant ailleurs Leoni à Titien *.

A cette époque, l'Arétin se comparait « à une de ces statues divines, dont le temps peut diminuer des morceaux, ôter des fragments, sans en altérer le dessin ». Il se plaignait, seulement, que la statue ne fût point assez dorée, « Dépenser beaucoup, gagner peu », c'était son destin; la vie était chère, dans « Venise inclyte, aime, souveraine ». Ceux qui se mariaient en Arezzo, comme Camillo Albergotti, avaient raison, et l'Arétin les aidait de tout son pou-

i. Lett., V, 25!. — 2. Lett., V, 262-263.

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