Lett., V, 310, 3ii
rechigner ceux-là môme qui viennent de se lever <le table. Ainsi, ce n'est ni un pardon ni une excuse (jue je vous dois, c'est un remercîment que je mérite *. •>
L'Arélin cependant avait éprouvé, un jour, que la vieillesse lui venait; son attachement fut méprisé par la créature h laquelle il avait offert un sentiment nouveau dans son ûme; ce fut Téternelle aventure du vieux maître délaissé pour le jeune secrétaire : le libertin cynique put voir que les plus impudents ne jouent pas toujours impunément avec la débauche. Maintenant, il s'était guéri en prenant sans relâche de ce même poison que lui avait versé la Perina. Il avait même usé de tous les remèdes : lous ses têle-à-têle ne pouvaient pas être avoués aux compères, qui lui confiaient et leurs fils et leurs élèves : on voit passer encore, dans certain billet de ce sexagénaire, Tombre ambiguë d'un « Ganymède musqué * ».
Au lendemain de ces orgies clandestines, la salle du souper se rouvrait à l'ambassadeur de Mantoue, Benedetto Agnello, un témoin des premiers temps, à Titien, au Sansovino, à l'abbé Vassallo '. Un autre jour, c'était Mgr de Serres; mais l'Arétin le priait <lc venir « sans la Manolessa », car la femme « qui était le doux sourire du maître de la maison, et <les yeux sereins de laquelle pleuvaient les amours, devait être à ce repas, le manger et le boire, lam-