‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 162 sur 227 · DÉMÉNAGEMENT DE L'ARÉTIN · texte numérisé non relu

DÉMÉNAGEMENT DE L'ARÉTIN

nisée par l'Arétin était partout victorieuse ; lui, chantait le triomphe : « Voici Leone en félicité seigneuriale, après d'intolérables fatigues et traverses : Titien, ^e môme. Pour moi, je ne changerais pas mon état contre les deniers de Tun et de l'autre. Car ils n'en sont pas mieux vôtus que moi, ni ne se logent et ne vivent mieux, ni ne sont mieux servis et en personnages de marque *. »

Puis, autre avantage sur ses compères, TArétin restait, libre et tranquille, en son palais. Tandis que Titien, malgré son âge, était sans cesse par monts et par chemins, sur Tordre de « César ». On l'appelait « au vol » : il devait laisser là, sans l'achever, ce portrait de Bonnivet, que TArétin avait négocié afin de se concilier les bonnes grâces des Français; TAllcmagne reprenant lavantage, il importait avant toutes choses de plaire à Charles-Quint '. Titien, le 4 de novembre, annonçait, par Tentremise d'Enea Vico, sa bonne arrivée à Augsbourg '. Sa majesté impériale avait demandé des nouvelles de TArétin, en présence du prince qui devait être Philippe II, du duc d'Albe, et de d'Avila. L'empereur promettait son appui auprès du pape Jules III, « compatriote et bienfaiteur » de l'Arétin ; car le vieux projet du chapeau revenait sur l'eau ; on s'était dit que, puisque le pape était Arétin, l'Arétin pouvait bien devenir cardinal I

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