‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 165 sur 227 · Vasari, VII, 537 et suiv · texte numérisé non relu

Vasari, VII, 537 et suiv

point; tout était manqué, les citoyens étaient outrés de colère, et TArétin scmonça vertement l'artiste *.

On vit bientôt pourquoi TArétin avait fait un si beau présent à Vittoria Farnese, duchesse d'Urbin, et l'avait fait admirer au légat Beccatclli, au duc lui-même ; on put comprendre pourquoi sans tnHe ni mesure il s'en vantait*. La dot de sa seconde fille, Austria, se préparait déjà. On en parlait, dans les soupers du nouveau palais, en mangeant, malgré que Ton fût en carême, un coq d'Inde, des pains au cumin, arrosés de moscatel, de malvoisie, de vin de Chypre, auxquels goûtaient l'ambassadeur de Mantoue, Titien, le Sansovino, Torquato Bemboet la divine Angela *. C'était larchitecte Sammicheli qui avait, en même temps que des olives, envoyé le vin « nécessaire aux nourritures de carême, lesquelles se digèrent si malaisément qu'il y faut cette liqueur ». Tandis que Ton frappait des médailles pour Adria devenue dame, le duc d'Urbin et monsignor Rernardo Colle fournissaient Austria de « cymbales benè sonanlihus, et de pain d'épice * ».

Tout en mangeant ce pain d'épice des étrenncs de 1553, avec Titien, qui en était friand, avec Bernardo Colle, l'envoyé de Florence, on enterrait Paul Jove';on flattait les patriciens influents. Si quelque

\. Letl., VII, "8-79, v", VI, 90-91. Les lettres sur cette histoire ont éié traduites par Dumesnil, Hist, des amateurs UaL, II, 25i; par E. Pion, op. cit., p. 9*2-93.

2. Lett., VI, 72. — 3. Lett., VI, 70, 71, 72. — 4. Lett., VI, <12-120. Austria était née en ir»t7. Lett., IV, lOi^o. —5. Lett., IV, 122-126.

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