‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 170 sur 227 · LES <K ANTIQUES » D'AREZZO · texte numérisé non relu

LES <K ANTIQUES » D'AREZZO

dant lire comment on voit encore les gouttelettes du sang, si fines, si liquides, éparses de la sorte en ses blessures. Nul doute qu'Arezzo, en ces temps antiques de môme qu'en nos heureux jours, ne rivalisât presque avec Rome même, en grandeur, cl nulle cité ne la surpassait, non pas seulement dans la Toscane, mais dans Tltalie tout entière.... Si, du moins, j'avais une des figurines que Ton a découvertes, je regarderais cela comme une gloire que me donnerait ma patrie. » Le « mendico », — luimôme se surnommait ainsi, — à défaut d'antiquités, recevait des bagatelles en ébène, et des gants musqués du Portugal *.

Il avait soin de se préparer, en môme temps qu'à Titien, la faveur du maître prochain, Philippe II. « Titien est dioin pour retracer la divine prestance des maîtres illustres, et moi je ne suis pas d'eau ' pour reproduire la nature de leurs âmes. » Lorsqu'il ne pouvait saluer en personne le frère puîné de l'évoque d'Arras, le prolonolaire Thomas Granvelle, il saluait son portrait peint par Titien, chez l'ambassadeur Vargas '.

Tandis que TArétin énumérait au « compère >»

Titien ses peines et ses démarches pour établir sa fille Austria, Titien lui confiait les tracas, plus graves toujours, qui lui venaient de Pomponio. Entre temps, l'Arétin faisait pour l'Empereur une

«. Lelt., VI, 209.

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