Letl., VI
lettre sur la FinnUé de Titien et sur son tableau de Vénus et Adonis; irrévérencieusement, il confondait les symboles chrétiens, les déesses du paganisme, sous le commun vocable de « madames ». Mais la grande aflaire à ce moment était la brouille entre Titien et son fils : la mort de sa femme, de sa sœur, le mariage de sa fille et de son fils aîné, rendaient plus cruels au vieux maître les désordres de Pomponio.
L'Arétin ne vit point Philippe II. Pas davantage il ne put voir, quoi qu on ait dit, la rupture de Titien et de Pomponio, qui fut consommée en 1573. Il ne prépara pas le VII* livre de ses lettres : une année de sa vie, contée par lui-même, nous manque. La dernière lettre imprimée est de septembre 1555.
Le 21 octobre 1556, TArétin était à souper avec ses amis; il devisait, riait bien haut, lorsqu'il fut foudroyé par l'apoplexie. Il mourut, suivant le certificat mortuaire, à trois heures de relevée *. On fit des contes sur sa mort, pas meilleurs que les autres sornettes de pareille fabrique, par lesquelles on a voulu dégrader la mort de Rabelais ou de Voltaire. Un apoplectique, frappé de cette manière terrible et décisive, a rarement le souci des mots à effet, et la faculté de les dire.
Antonio Pola, l'homme de Ferrante Gonzaga, s'était mis aux pieds de TArétin vivant; il commença, dès qu'il fut mort, le concert des palino-