‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 180 sur 227 · Voir acte II, se. xv · texte numérisé non relu

Voir acte II, se. xv

3. On peut voir combien elle ressemble à la •vieille» deCandide.

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par douzaines, et des servantes! Ce n'était pour moi rien du tout, pas plus que seigneurs, monseigneurs, et ambassadeurs! aïe, ah! ah! Je me ris, à penser que je fis ôter jusqu'à sa mitre à un évêque et je la plantais sur la tête à une de mes servantes, en me gaussant du pauvre homme ! Et ce marchand de sucre, qui m'y laissa jusqu'à ses caisses, si bien que dans ma maison pendant un temps on accommodait tout au sucre ! Puis une maladie me vint, d'on ne sait trop quel nom ; pourtant nous la médicamentàmes pour le mal français; et je devins vieille, à force de médecines, et je commençai à tenir des chambres à louer, vendant pour commencer les anneaux, les nippes et tous les effets des jeunes gens ; puis, j'en fus réduite à laver des chemises brodées. El puis, je me consacrai à conseiller la jeunesse '. » Son compère le ruffian n'est pas moins bon. Il a été « frère lai, garçon d'hôtellerie, juif de gabelle, muletier, acolyte de barigel, forçat, meunier par amour, ' courrier, ruffian, marchand de cierges, charlatan, cuistre d'école, valet de cour, et présentement il est grec ». Figures immortelles, que Plante renvoie à Shakespeare, et qui s'en iront, tout usées, tomberdans le ramas obscur du roman contemporain, dépouillées de leur nouveauté et veuves de leur caractère. Cette Alvigia si rouée admire les inventions de la pièce : « J'ai cependant pas mal d'années '..., mais oncques je ne fis pareille entreprise ».

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