‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 182 sur 227 · LE MARÉCHAL · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL

Ce billet se trouve inséré dans une lettre de Tambassadeur à G. J. Calandra, 7 janvier 1330.

On peut conjecturer que le Maréchal, comme la Corligiana, eut une première édition en plaquette volante, peu de temps après sa composition. Cette comédie, toute mantouane par le milieu où elle se passe et les allusions qu'elle renferme, fut suggérée à TArétin, selon les >Taisemblances, par un fait réel advenu durant un séjour qu'il fit, à la cour du marquis, entre la fin de 1526 et le printemps de 1327. Peut-ôtre le marquis lui-même, si facile sur certain chapitre des mœurs, et dont on connaît les étranges complaisances ', avait-il inspiré Fauteur. Il n'est pas probable que cet ouvrage équivoque ait vu la scène; le théâtre mantouan,qui avait brillé d'un si vif éclat, languissait à cause des troubles et des malheurs de l'époque^.

Le type du Pédant passa peut-ôtre dans le Manfurio du Candeîaio composé par Giordano Bruno ®.

Le Maréchal est placé dans l'édition de 1388, recueil de quatre comédies, avant la Cortigiana. 11 est suivi de la Talanta et de VHipocnlo, L'éditeur s'excuse de n'avoir pu donner le Philosophe, qui est introuvable, dit-il. On le trouve pourtant*. Quant à

\. Cf. chap. Il, p. 56.

2. Cf. D'Ancona, // teatro mantovano nel secolo xvr, ap. Giornale storico délia letteratura ital. V. 73.

3. Cf. Graf. Stiidi drammatici. Torino, 1878, p. 189, et hev, philos., loc cit, — Manfurio a été pris par Molière pour le docteur pyrrhonien Marphiiriiis, du Mariage forcé (se. viu).

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