Miintz, t. I, et l. II, p. 39, p. 261 et suiv
4. Diimesnil, op, cit., p. 52, et suiv. — Miintz, t. II, loc, cit.
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si la satire nVsl pas très neuve, et, surtout, est faite au point de vue particulier à l'Arétin.
On sent, de prime abord, que celte pièce s'annonce comme sup<!^rieure à toutes les autres. Dès la première scène, Faction s engage vivement. Liseo, une manière d'Orgon, demande à ses valets de lui chercher rHypocrite. « Toujours pendu à un priHre ou à un frate. Celui qui parle si doux, si pesé, qui revél son manteau court, pelé, pour s'affubler. Un long, maigre, qui fixe la vue à terre, avec un bréviaire sous le bras. Vous le trouverez aux églises, ou dans les librairies pieuses. » On n attend pas au second ni au troisième acte pour voir rHypocritc. Le voici, qui monologue : « Qui ne sait point dissimuler, ne sait point vivre. Car la dissimulation est un bouclier qui émousse toute arme, et une arme qui perce tout bouclier. Et, tandis qu'elle se prévaut de son apparente humilité, elle convertit la religion en astuce, et se rend maîtresse du bien, de l'honneur et de l'âme d'autrui.... Il est beau de voir le démon se faire adorer comme un saint.... Je n'ouvre pas les bras d'étonnement, moi, tandis que mes bienfaiteurs me donnent pâture.... Pour m'assurer dans les crapules, les luxures, les usures, je vais ramassant les épaules, avec un certain sourire railleur, et j'allègue la fragilité de la chair, et je le fais par ce motif que celui qui ne se montre pas ami des vices, devient l'ennemi des hommes. Mais qu'est ce bruit ? Quelqu'un! (il se met à psalmodier). Nequc in ira corripias me. » Ce Tartuffe avant la lettre, se com-
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mentant lui-môme, n'a pas 1 envergure de laulre; mais il a bien du naturel. Il y a chez lui un mélange de bigot et de misanthrope.
Liseo arrive, c'est le « padrone délia casa », le père noble. L'exposition se fait, nette et caractérisée. La scène entre le vieux Liseo, son valet Guardabasso et THypocrite, est vive et ferme. Liseo, frère jumeau d'un enfant mâle, a perdu ce frère durant la guerre, « lorsqu'elle vint en ce pays, qui depuis n'a plus connu jamais la paix ». Il importe à Liseo que ce frère ne se retrouve point. : car s'il reparaissait, il faudrait partager la fortune avec lui. Or, Liseo est nanti de cinq filles. La première a épousé un gentilhomme, qui a disparu. On va la remarier. La deuxième, promise par son père à un galant homme, s'est refusée à lui pour se garder à un absent. Les prétendants affluent pour les trois autres. Comment se tirer de tant d'embarras? — Premièrement, dit l'Hypocrite, que vos filles n'épousent point un militaire ni un courtisan : c'est une fortune fragile; ni un peintre ou un sculpteur : ce sont des fous. Point d'alchimistes, foin des marchands, arrière les gentilshommes aussi bien que les roturiers! Les légistes, les médecins, les musiciens, les poètes, sont évincés tour à tour avec de mauvais compliments. Au portrait du philosophe, Liseo ne peut se tenir de rire. Astrologues et physiciens y passent à leur tour. Ce bon apôtre fait des portraits par pure charité, « sans vouloir mordre personne ». Liseo, enchanté de lui, Tinviteàune collation. Guar-
(iabasso, quand il se trouve seul, soupçonne que l'Hypocrite va évincer et supplanter les valets favoris.
Arrive un amoureux, le jeune Zefîro. C'est le galant d'Annetta, la dernière des cinq filles. Il finira par Tépouser. 11 veut faire passer une lettre à sa maîtresse. Il songe d abord à prendre des intermédiaires. Puis il se résout à tout faire par lui-même. Son domestique lui rabat une entremetteuse, Gemma, (jui entre en se plaignant « de ne point être crevée dix ans plus tôt ». Son commerce ne va plus. Les « cols-lors », les cafards Tout tué. Et principalement rilypocrile, qui « corromprait le printemps mOme ». Malgré tout, la (iemma, animée par un teslon glissé à propos, essaiera de « conduire la chatte au lard ».
L'Hypocrile ressort de chez Liseo, avec deux valets encore , Malanotte et Perdelgiorno ; il les supplie de ne pas le reconduire. Les domestiques, derrière lui , critiquent lattitude de ce nouveau venu, sa gloutonnerie, sa façon de replier sa serviette aussitôt qu'il s est vu convier aux noces pour le soir : « C'est le seigneur Boitout », disent-ils, avec le désespoir de Maître Blasius ou de Bridaine dans Musset.
Britio, le frère que Liseo redoutait de retrouver, paraît. Il apprend aux spectateurs que l'on est à Milan, il leur révèle son nom du môme coup. Le soldat qui l'avait jadis enlevé durant sa petite enfance ne lui a dit que deux choses pour l'éclairer sur ses
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origines : « Tu es Milanais, ton nom est Britio ». Il a guerroyé avec ce soldat, son père adoptif ; puis, rayant vu mourir à Naples, le désir lui a pris de revoir sa patrie, comme le renard sa tanière et la fourmi son trou.
Arrivent les deux valets de Liseo, qui, trompés par la ressemblance des jumeaux, prennent Britio pour leur patron. Le quiproquo commence : il est encore aggravé par la venue de Maïa, femme de Liseo; elle revient du Duomo, elle a été prier Dieu; elle tombe dans la même erreur que les valets. Britio croit que tous les Milanais sont ivres ou fous.
Dans la dernière scène de Tacte, Tamoureux Zefiro fait à Troccio, son domestique, un brouillon parlé de la lettre à sa maîtresse.
La première scène du deuxième acte amène « Tranquillo, qui devait épouser Tansilla, et Corebo, promis en mariage à Porfiria, aimée de Prelio ». Les scènes entre amants commencent. Celle de Porfiria, sur son balcon, avec Corebo qui lui parle de la rue, a du piquant : « Mon cœur, dit Porfiria à l'impatient, puisque je vous dis que si, trois heures après le crépuscule, celui-là ne revient pas, qui, parce qu'il m aime, pérégrine partout Tunivers, — je vous satisferai aussitôt, je le promets! Mais, pour Dieu, ne pleurez mie. »
Après une scène assez insignifiante entre Liseo et Tun de ses valets, arrive Prelio, le pèlerin par amour, tant désiré par Porfiria. Il a passé « de l'Arabie Pétrée à TArabie Déserte, et de la Déserte
à rHeurcuso », en quête des plumes du Phénix. Il ne rapporte pas ces plumes d'or, mais il a du bois pris au bûcher où se brûle loiseau magique. Il en a là, dans ce manteau.
Une scène entre THypocrile el Zefiro montre le cagot jargonnant ses patenôtres 1 « Je suis ver de terre, un petit ver de terre, pour le rang, mais grand démon, pour la charité! » Là-dessus, il remet à Zefiro un message amoureux d'Annetla.
Zefiro, resté seul, lit la précieuse lettre, qui commence par un assez beau morceau de jargon amoureux; il sort, au comble de la joie. Succèdent Perdelgiorno et Malanotte, qui babillent sur le compte de leur patronne! « Certes, le patron est assommant, mais la patronne passe tout! — La peste rétouiïe ! — Il n y a bénitier dont elle ne trouble l'eau, d'y fourrer son doigt, marche d'autel qu elle n'use avec ses genoux, figure de saint qu'elle ne fatigue de ses quémandages. Elle suit toutes les messes, visite tous les monastères, s'introduit dans tous les couvents. Personne ne passe par les rues qu'elle ne s'abouche avec lui.... » Pour eux, Liseo est un fou, à cause du malentendu inexpliqué que Britio a produit. Us font des plaintes : « A mort, le riche qui ne dépense point! » Maïa, la patronne, les met en fuite; elle se loue d'être une bonne ménagère, qui fait tout elle-même. Avec Guardabasso , elle va voir ce que sont devenus les bijoux qu'elle croit avoir remis à Liseo pour Tansilla, alors qu'elle les a fait prendre à Britio, l'autre ménechme.
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Le premier mari de Tansilla, qu'on croyait perdu, à telles enseignes que sa femme allait se remarier, déboîte à son tour. Il dépeint son émotion en voyaii* « fumer les cheminées de Milan »>. El le sédentaire voluptueux qui était au fond de cet aventurier littéraire d'Arétin, comme il est chez tant de pialandrins de la plume, trouve des accents gracieux pour célébrer le bonheur du chez-soi, la folie de la vie errante : « Sa maison à soi! Ah! certes, je n'en bougerai plus! Caprice de fou, qui me conduisit par le monde! Aller par le monde, ce n'est pas un métier, et pour personne! Et Ton ne peut s'imaginer combien c'est cruel, d'aller où les autres veulent! Mieux vaut un pain et une gousse d'ail, qu'on mange à sa guise, que mille viandes chez autrui, avec les injures qu'il faut engloutir du môme coup.... Or, Dieu merci, m'en voici hors, et, dès que j'aurai obtenu rémission de mon beau-père Liseo, et de ma belle-mère Maïa, et de ma femme Tansilla, je ne changerai point mon état pour un royaume! »
Après lui, c'est Zefîro : il compte pour réussir sur l'Hypocrite, qui sera son entremetteur. Puis, une suite de scènes où les personnages pataugent dans les confusions produites par la ressemblance des ménechmes.
Gemma revient. Elle agite le projet de tenir une école de fillettes. Prelio, qui la rencontre, lui commande d'aller frapper chez Liseo. Il se déguise en pèlerin, et fait venir, par ses appels, Porfiria au balcon. Il lui annonce le trépas de Prelio, et sa
résurrection pareille à celle de Toiseau Phénix. Porfiria regrette de n'ôtre point morte. La scène finit tristement.
L'acte s'achève sur une abominable querelle que fait Liseo à sa femme, à ses valets, parce que les joyaux ont été remis au Sosie. Il crie, il frappe, il fait le diable.
Zefiro,au début du troisième acte, confie à Troccio, son valet, qu'il va s'adresser directement au père, à Liseo. Naturellement, il tombe sur Britio. Celui-ci, qui n'entend goutte à ce qui lui arrive, devient furieux, et rabroue Zefiro. Puis, excédé de ces incompréhensibles histoires, il veut quitter le pays ; il confie à son serviteur Tanfuro une émeraude valant cent écus, pour qu'il la troque chez les joailliers contre la somme nécessaire au voyage.
Liseo, qui arrive encore tout échauffé de la dispute, veut citer sa femme en justice.
Porfiria se présente, vêtue en ser\'ante, navrée par le retour de Prelio, qui la met dans un embarras si cruel qu'elle est résolue à mourir. Elle rencontre un médecin, qui lui donne de la poudre de mort-auxrats.
Zefiro revoit rHypocritc. Il lui graisse la patte, afin de le mettre dans ses intérêts.
Puis Corebo, le fiancé officiel et prochain mari de Porfiria, et Prelio, l'amant Phénix, se trouvent en présence. Prelio apprend son malheur en écoutant Corebo parler tout seul. Il a la douleur de voir « sa colombe se changer en corbeau ». Ensuite, Artibo,
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qui a entendu dire comment sa femme Tansilia se va remarier, se trouve en présence de ce Tranquillo qui doit Tépouser, mais qui finira par trouver parmi les sœurs la charmante Angitia, et s'unira avec elle. Artibo est navré, Tranquillo Test encore davantage. Ils s'abordent : Artibo est prôt à se battre. Les valets de Liseo Tentourent, et le bafouent. Puis, c'est Annetta, qui rencontre l'Hypocrite; celui-ci lui parle de Zefiro, avec toute l'onction désirable, et tire la belle à part, laissant la place au valet de Britio, qui a été chez les orfèvres pour Témeraude, et tombe sur Liseo, qu'il prend pour son maître. Liseo le renvoie, mais c'est pour apprendre par Guardabasso que Porfiria s'est empoisonnée, qu'Annetta s'est fait enlever et que Artibo est revenu. Liseo désespéré fuit la lumière du jour, il va « se cacher en bas lieu où nul ne le retrouve ».
Tranquillo, qui revient, est appelé par Corebo, et lui fait cette mémorable réponse : « Si tu veux que je te réponde, ah! ne m'appelle plus Tranquille! Appelle-moi Tempétueux! » Ils se font leurs doléances réciproques. Ils iraient volontiers tuer tous leurs rivaux. Mais leur entreprise ne réussirait point : les planètes sont contre eux.
Troccio, domestique de Zefiro, prend soin de ranimer encore le zèle de l'Hypocrite. Puis, Liseo sort de son trou, pour voir sa douleur transmuée en allégresse, sous l'averse de belles paroles que l'Hypocrite répand afin de le consoler.
Encore guilleret du rafraîchissement cjue lui a
donné rHypocrile, Liseo, au début du qualrième aclc, lente d'apaiser en m<>me temps Tranquillo et Corebo. Mais ils n'ont pas si bonne tôte, et ils s'en vont furieux. Quant à Liseo, les conseils de THypocrite l'ont détaché de toutes les choses humaines. Il y a là comme un brouillon de la première tirade d'Orgon dans Tartuffe : « Qui le croirait, que le conseil de l'Hypocrite, homme divin et saint, m'ait ainsi tout d'un trait désencombré le cœur de l'amas de mes ennuis? » Il apprend l'infortune de Porfiria sans en être ému; il déraisonne avec allégresse, « vado cum rymbalis », dit-il. Il accepte sans barguigner le prix de l'émeraude que s'obstine h lui remettre le valet de Britio. C'est un saint, tout frais émoulu, le plus pratique du monde.
Suit une scène pathétique entre Porfiria, qui veut toujours mourir et, Corebo, qui lui pardonnerait, car « elle est chaste de cœur, sinon de corps ». La malheureuse, déchirée entre son prétendant de jadis qui est revenu, et Corebo, qui avait sa foi pour une nouvelle union, ne voit de refuge que dans la mort. Ils se répandent en concelli lugubres. Corebo demeuré seul envoie au diable l'Hypocrite et ses consolations.
Lisoo, qui a profilé des leçons de l'Hypocrile, exaspère Maïa et son valet, avec des formules de son universel détachement, qui rappellent les facéties du Médecin malgré lui. Il continue avec Artibo, avec Guardabasso. On le laisse seul à la fin. Il se félicite que « la bonté de l'Hypocrite lui ait appris à
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vivre, sans quoi il serait mort dans cette journée », au milieu de tant de brouillamini.
Enfin, Britio et Liseo se rencontrent, stupéfaits; « c'est à croire que les miroirs marchent » *. Liseo croit que son ménechme est un fantôme. Les deux valets arrivent, et se trompent de maîtres. Puis, quand on s'est démêlé, Tanfuro, resté avec Britio, lui parle de Témeraude,' à quoi Britio n'entend goutte.
On sent bien tout ce que ces quiproquos, démodés depuis le temps de Plante, et que Regnard lui-même, avec sa force torrentueuse de comique, n'a pu rendre amusants, ont de fragile et de lassant : car, enfin, ils reposent sur cette convention, inacceptable surtout aux siècles modernes, de vêtements entièrement semblables, de bijoux pareils, de coupes de barbe ou de cheveux identiques, et tout le reste '.
Recommencent les racontages d'entremetteuse et de valets. Maïa, pour plaisanter, nomme Liseo « don Coliseo » et Perdelgiorno déclare que « tracas de patrons sont festins de domestiques ». On dresse contre Tranquillo la ridicule embûche d'un mortier qui lui cherra sur la tête. Enfin Tansilla et
i. C'est le vers même de Regnard:
C'est mon portrait qni marche ou bien c'est mon miroir.
Les Ménechmes, V, vi.
2. On sait que Regnard a fait tout ce qui se i>ouvait imaginer pour pallier le faux de ces méprises, en faisant habiller son chevalier Ménechme en deuil, comme son frère, avec le môme linge, etc. (Acte 11, se. i.)
Artibo se réunissent, grâce à Maïa. La fin de lacle amène Brilio à s'éclairer et à reconnaître son frère.
Porfiria attriste la première scène du cinquième acte en parlant derechef de sa mort ; il lui reste cependant assez de présence d'esprit pour répondre, aux concetti sans fin de Prelio : « accélère ta délibération ». Elle gagnerait, elle aussi, à accélérer la sienne. Après avoir cherché à dissuader Porfiria de mourir, Prelio, la trouvant inébranlable dans sa résolution, jure qu'il la rejoindra aux Enfers. Corebo survient : « O Corebo, s'écrie alors Porfiria, l'âme royale de Prelio me rend à vous, intacte et libre ». Ébauche de la scène divine de Bérénice, si l'on veut, mais surtout modulation, alors assez neuve encore, sur la fatigante chanson de l'adultère sentimental. Corebo, digne qu'on lui rende cette vierge effeuillée, célèbre les louanges de son incomparable prédécesseur, qui s'est contenté d'un baiser.
L'Hypocrite apprend, de Tanfuro, la vraie qualité de Brilio et sa généalogie. Il s'emploie pour éviter à Liseo la douleur d'une restitution. Une scène grotesque où passe un fantoche de médecin, une scène sentimentale entre Corebo et Prelio qui s'entendent le mieux du monde, et Liseo arrive, si gaillard, que son serviteur lui présage un prochain retour à l'état d'enfance. Il prend le mieux du monde les enlèvements de ses filles, il s'en rit. Survient l'Hypocrite, « patriarche de cire confit au vinaigre ». Il ne peut rien tirer de Liseo, qui trouve tout excellent, et le
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contraire également parfait. L'Hypocrite a fait un trop bon élève : « on ne saurait défaire ce qui est fait, répond obstinément le bonhomme aux propos de l'Hypocrite; vous m'avez détaché de toutes les choses terrestres et humaines; tout m'est indifférent ». Cet Orgon désabusé, laissant tout aller sincèrement, c'était une idée de comédie : elle n'est pas beaucoup poussée *. L'Hypocrite emmène Liseo, pour essayer de l'émouvoir par les sentiments de famille, par Tespérance que Britio est un frère à héritage : « La richesse I murmure le valet qui les suit : la voilà, la raison dernière! c'est la bonne! C'est la clef du grenier! »
Porfiria, Prelio, Corebo, ces inséparables, reviennent : Trinité exemplaire, ils se répandent en douceurs réciproques. Les temps du sigisbéisme sont venus. Porfiria marie Prelio avec sa propre sœur, Sueva. Ils pourront ainsi renouveler l'exemple de ce ménage double et fameux, où le mari de l'une des femmes était Sigisbée de l'autre femme et réciproquement '.
Tandis que Britio est tout entier au bonheur d'avoir retrouvé son frère, l'Hypocrite vient l'entreprendre. Il quémande bassement. Les affaires, dit-il, ne vont plus. Où est le Milan de jadis! Hormis le comte Massimiano Stampa, un ami de l'Arétin qui reçoit là un singulier éloge, et dans quelle bouche!