Voir Perkins, Sculpt. ilal., I
2. Cf. Miintz, Titien, Revue des Deux Mondes, lo mars 1894, et Raphaêly sa »ie, son œuvre et son temps, 1886, p. 81, 302, 415, 645.
3. Cf. L. Doice, Dial. délia PiUura, Venise, 1557, in-12, p. 9. * lo fui bona cagionc dMndurlo a dipinger le volte del siio paiagio. •
s'iMaient éveillées, avait donné l'exemple des bons sentiments à Tégard de TArélin *.
La chaude parole de son nouvel ami dépeignit à Titien ces cours des grands Papes amis des arts, cette Renaissance romaine, âge d'or qu'il n'avait pu <;onnaître, durant Tobscurité relative des longs débuts par lesquels il prépara son interminable carrière : puisque, pareil aux créatures destinées à durer très longtemps, Titien n'a pas eu la hûtive renommée de maint autre artiste italien de ce temps-là. C'était Jules Romain aussi, c'était Mantoue, que TArétin faisait connaître mieux à son « compère » ; les bonnes grâces du marquis de Gonzague furent bientôt acquises à Titien, et les commandes avec elles. De plus, un commerce suivi s'établit entre les Vénitiens du triumvirat et Jules Romain, qu'ils tentèrent plusieurs fois d'attirer à Venise.
On estime que le premier portrait de l'Arétin par Titien, symbole de l'amitié et de l'alliance mutuelle, est celui de la casa Giustiniani, à Padoue. « Le beau nez aquilin, Toeil grand et largement ouvert, le front haut et spacieux entouré d'une forêt de cheveux épais et frisés. Sous la barbe drue et noire on aperçoit le col de la chemise blanche. Il a endossé un surtout à revers de pelleterie et un justaucorps de couleur foncée *. » La tête puis-
1. Zahn, Notizie artistiche traite delVarchivio segrcto vaticano, Firenze, 1867, p. 30.