‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 198 sur 227 · ŒUVRES EN VERS · texte numérisé non relu

ŒUVRES EN VERS

Les Dubbi morali sont dédiés à riUuslrissirae et Excellentissimc seigneur Jean Bernard Sanseverini, duc de Soma, « lequel du fin fond de la France s*est souvenu del'Arétin ». Le deuxième catéchisme vaut le premier. Au lieu de recettes et de rêvasseries physiques, ce sont des billevesées historiques et morales, et des rébus de collège. Ce n'était vraiment pas la peine de mettre en scène Tarmorial italien tout entier pour fournir des interlocuteurs à de semblables pauvretés.

Les Dubbi religiosi, à l'illustre seigneur Benedetto Agnello, ambassadeur de rillustrissime duc de Mantoue, sont calqués sur les petits livres pieux. C'est une véritable préface à ces hagiographies dont TArétin se montrait fécond.

A la fin, Giolito de' Ferrari exprimait Tespérance qu'on lui permettrait de donner le quatrième livre, l'amoureux, « avec d'autres plaisantes compositions du même auteur » *.

Œuvres en vers.

C'était là des miettes, des bribes, dans la prose de l'Arétin. Les vers qu'il a dispersés ne valent pas beaucoup mieux. Mais on les a vus tenir dans l'histoire des débuts, dans l'édification de la puissance

1. J'ai eu dans les mains, outre les manuscrils, une édition de ces Dubbi amorosi suivie des sonnets. Elle est datée de Rome, 1782. Ce livre échappe à l'analyse et relève de la police.

el (le la renommée, une place trop importante, pour (|ue ces méchants poèmes, imitations inachevées, ces Capitoli fades ou sau (grenus, ne méritent pas que Ton s'arnMe un moment, par intérêt d'historien, devant eux, qui sont dépourvus de tout intérêt littéraire.

Il y a une grande masse de CapiioU^ àeStrambotd^ de Cnnti, plus ou moins authentiques, semés un peu partout, dans les imprimés inconnus ou tes manuscrits des archives *. Un exemple, le plus curieux à cause des noms qui sont mis en scène, suffit à faire bien connaître le genre. Pas plus que ses exhortations au roi de France et à l'Empereur, et sa canzone au Dataire, ces plaquettes n'eurent jamais d'autre intéri^t que celui d'un très ancien journal, conservé par miracle comme un objet de collection, joie de maniaque ou d'érudit.

En ioiO, on imprimait • une brochure où se trouvaient des Capitoli de l'Arétin, de Dolce, de Franccsco Sansovino et « d'autres très ingénieux génies ». On a voulu que ces petites feuilles soient « les meilleures choses que nous ayons de lui » '. Lui-même

1. Cf. Sirambotti, elr., chez Marcolini, loii. — Capitolo di M. P. A. (s. I. 11. (I.) au duo (ITi-bin. — Tomarij di P. A., Lione, (iiovanni di Tournes, i'>5i ; — Uinie c Capitoli, elr. (MazzucheUi, p. 2i0 et suiv.), et Rihl. nal., mss du card. Ridolfo, 22, 108, ap. Monlfaucon, IJibl. Bil)Iiotherar. mss. ii, 781, cités enc. dans VInventaire de Catherine de Médicis publ. par M. BonnafTê, p. 180, sous la rubrique : • Theol. latina, n**23. Aretini libellas ad Rodolphum canlinalenn. » (Non retrouvés, v. ci-dessous.) Arsenal. Mss. 8583. Ual. 37. Frapm. cites par Luzio; et appendice dernier de ce livre, etc.

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