‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 199 sur 227 · Mazzuchelli, p · texte numérisé non relu

Mazzuchelli, p

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LES CAPJTOLI.

écrivait * : « Quels colosses d'argent et d'or, et non pas seulement de bronze et de marbre, égaleraient ces Capitoli où j'ai sculpté le pape Jules (III), Tcmpereur Carlos, la reine Catherine, et le duc Francesco Maria? En eux, qui ont un mouvement pareil à celui du soleil, on voit se gonfler les entrailles, se dessiner en beau relief les muscles des intentions, et se développer les profils des aflections intrinsèques. » Ailleurs, il racontait qu'un songe l'avait transporté sur le Parnasse; les dieux lui présentaient des couronnes, « un panier de couronnes, pour me laurer! » — « Tiens, en voici une de rue *, on te la donne pour tes dialogues puttancsques. En voici une d'orties pour (es piquants sonnets sur les prêtres. En voici une de mille couleurs, pour tes plaisantes comédies. Une d'épines, pour tes livres chrétiens. Celle-ci, de cyprès, pour l'immortalité que tes écrits procurent. Cette autre, d'olivier, pour la paix que tu fis avec les Princes. Celle-ci, de laurier, pour tes stances militantes et amoureuses. Cette autre de chOne, en récompense de la rudesse de ton courage, (jui a vaincu l'avarice. » — c< J'accepte, répondis-je, el je vous les rends, car si demain l'on me voyait avec tout ce tas de feuillages sur la tête, on me canoniserait fou.... Le laurier des poètes, l'éperon des chevaliers, ont joué leur réputation à la basset te: donnez-moi plutôt un privilège par la grâce duquel je

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