‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 200 sur 227 · Lelt., VI · texte numérisé non relu

Lelt., VI

2 Buta f/raveolens, ])Iante aphrodisiaque el emménagogue.

puisse vendre ou engager mon talent * »>. Il Tavail, ce privih'»ge, et c'est en pensant à lui et à ses imitateurs que Priscianese écrivait : « Ces gens ne feraient point, je ne dis pas une grande œuvre qui méritât d'tHre prisée, mais une épigramme, un sonnet, ou une sextine, sans la dédier à quelque seigneur... afin de se faire payer et protéger ' )>.

L'éditeur proclamait la rareté de ces feuilles légères; c'était Lodovico Dolce qui lui avait donné ces précieux Capitoli « du grand Arétin ». Le premier parle « con Pasquinesca voce ». Il est adressé à cet Albicantc qu'il a tenu pour ennemi mortel jusqu'au jour oit il rechercha son amitié avec instance •. Il loue des strambolti * composés par ce poète milanais. Il les exalte avec une brutale abondance : « Que ruffians soient Dante et Pétrarque! au diable les chanteurs de Dies Irae, — Entre Jove et le Molza vous pouvez vous planter, — O des rimes héroïque architecte. — Laissez donc crier les cigales! — Le Boiardo, le Pulci et l'Ariosle — Auprès de vous ne valent pas un bagattin*. — Votre style est celui des demi-dieux. » Puis viennent les éloges, les allusions triviales, à un Olympe burlesque, peuplé de « bardaches », des sarcasmes sur les pédants, des plaintes

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