LA SIRENA
de l'amour, ainsi que Titien, — Et si vous acceptez favorablement leur présent, — Ils ne diront pas que vous leur deviez rien. — Je vous envoie mon effigie naturelle. — A toute autre personne Dieu met — La sagesse au cœur, à moi il me l'a mise au front — Comme vous le pouvez voir; c'est ma sauvegarde. — Des jeunes et illustres mains de Francesco Salviati sortit le dessin, — De Salviati, qui a ma figure au bout de son crayon. — Prenez le don de votre serviteur indigne, — Prenez-le, Roi généreux et bénin, — Digne, plus qu'un autre, de l'immortalité. — El, sans froncer durement votre visage, — Expédiez*moi d'un trait, s'il vous plaît, — Ce qu'il me faut pour devenir, de cigale, cygne; — Non autrement, soyez sain, bonne santé! — De Venise, le je ne sais combien de décembre de (15)39, ayant faim et soif, Pierre Arétin, qui attend son comptant. » On peut voir, après cela, si vraiment ce sont là « les meilleures choses » de l' Arétin.
La Sirena, ce sont soixante stances en l'honneur de l'Angela, femme de Gian Antonio Sirena, « jeune femme très chaste, et très chaste composition » '. L'Arétin en parlait avec complaisance. Il y eut plusieurs éditions de cette rapsodie, celle de Marcolini, 1537, fut dédiée à la Sacrée Impératrice Auguste, et valut à l'auteur une chaîne de cou de trois cents écus d or, que lui mit au col, au nom de Sa Majesté, Don Lope de Soria *. Veronica Gambara fit pour