‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 203 sur 227 · Letl., I, 134. Lett. scr. all'Aretino, I · texte numérisé non relu

Letl., I, 134. Lett. scr. all'Aretino, I

ces vers le fameux sonnet, ci elle aimait à les chanter. Giulio Camillo, el Bembo, à la prière de L. Dolce, devaient sescrimer aussi. Leurs vers ne parurent point *. Marcolini, et Giolito de'Ferrari donnèrent en ioïAy en 1556, en 1563, des réimpressions, et Ginammi réunit le poème, en 1630, avec la Marfisa et YAngelka^ dans un minuscule volume.

C'est un ouvrage sans valeur littéraire, prétentieux, écrit en faibles octaves, où les étoiles, les oiseaux, les nymphes et les fontaines s'arrangent suivant les recettes du plus pur cinque-seiceniisme, montrant un précurseur du cavalier Marini. La strophe V contient un éloge du « Pasteur Toscan Léon X », cola date l'œuvre. Elle était dans les paperasses que TArélin avait fait voyager sur son dos, à rinstar de son saint Thomas *, après avoir quitté Rome. A peine si l'on y remarque, malgré la pauvreté des rimes, quelque aisance dans le maniement de l'octave. La Marfisa n'est point meilleure.

Les poèmes de l'Arioste, dont la forme inimitable et la luxuriante fantaisie étaient le mérite, avaient fait pulluler continuateurs et plagiaires. C'était, à Venise même, Sigismondo Philogenie, qui faisait, en 1543, une « continuation du Roland furieux avec la mort de Roger »; comme, vingt ans après, le sculpteur Danese Cattaneo imprimait treize de ses quarante chants des « Amours de Marphise ». C'était l'équi-

1. Cf. Lett, dà diversi à Mgr P. Bembo scnUe, Venezia, 1560, in-8; — et Lell., III, p. 5i-6().

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