I, VI
388 L'ITAUE DU XVr SIÈCLE.
temps aux monastères et aux réunions pieuses; ils furent remplacés enfin par d'autres, de même valeur è peine.
C'était le temps où TArétin * faisait des sermonç même à ses amis les artistes. JI résolut de les écrire et de les répandre. H commença par TAncien Testament. Les sept psaumes de la Pénitence furent « composés », c'est-à-dire commentés par Messire Pierre l'Arélin. Un noble exemplaire in-quaKo, de 153G, avec la Tcliure aux armes de François P', montre le plus beau portrait gravé; c'est, de la main d'un Marc Antoine, la face de païen triomphant, mais fine et presque grande à force d'énergie *. La dédicace est à don Antonio da Leva; l'Arélin savait flatter les « hydalgous marranizez », et leur faire chanter ce qu'il voulait. Tous les noms des patrons qui peuvent donner créance à l'écrivain de piété sont invoqués, c'est Viltoria Colonna, c'est Veronica Gambara, et le marquis del Vasto. « Il me semble, dit l'Arélin, voir saint Pierre pleurer d'allégresse, quand il aura vu disperser la diabolique secte des Hérétiques impies, par les saints argumeats du tant désiré concile. » Puis vient une lettre à Agostlno Ricchi, évéque de Chicli ; elle annonce « une simple paraphrase ». L'Arétin, « connaissant que les bojis temps sont de retour, grûce au nouveau pasteur donné au salut du troupeau chrétien, pour propre