Bibl. nat. Inv. Bés., 3126, A. 1453. Francesco Marcolinu
LE C0M:\ŒNTAIREDB:S SEPT PSAUMES. 38 tf
don de la divine miséricorde, tout plein de ferveur, avec les clefs de son génie vient d ouvrir les portes où sont inclus les trésors de la Profonde Apocalypse ». Après une brève notice sur le repentir où laventure de Bethsabéeet d'Uriah plongea David, la paraphrase commence; elle n'est rien moins quef sin^)le. Il y a une page environ par verset; l'idée seule de paraphraser ce qui tient toute sa beauté dq la forme brève et serrée, ce délayage de sentences et d'oracles se juge soi-même. A la fin, David est loué comme s'il régnait encore, l'Arétin exprime le regret de n'avoir point vécu sous un prince capable d'écrire les Psaumes; d'ailleurs, il fait parler David des Alpes et du Paradis.
11 mélangea l'Ancien avec le Nouveau Testament dans la Genèse,, avec la vision de Noé, où se voient les mystères du Vieux et du JVouveau Testament^ en trois livres *. Cet ouvrage, dédié au roi des Romains, Ferdinand, frère de Charles-Quint, est fait d'après le procédé connu. « Dieu envoie à Noé un songe » qui permet de dévoiler tout le Nouveau Testament, par l'énumération successive, « il vit... il vil encore... ».
Le Nouveau Testament seul occupe les quatre livres de V Humanité du Christ *; c'est une « Vie de
1. Venise, 1539, .in-12, Marcalini, avec le portrait d'un Arétin à face de patriarche.
2. 1539, in-12, portrait (Bibl. nat. Inv. Rés. D. 11889. D, 458), aux armes de François !•'. — Le beau portrait du frontispice porte une collana faite de fleurs de lys imbriquées de fleurons d'étoiles. C'est une autre chaîne que la fameuse chaîne faite de langues en or de ducats.
. Jésus » ni meilleure ni plus méchante que les ouvrages analogues, religieux ou philosophiques, où Ton a violé tout ensemble Tart et la religion, pour mettre les évangiles en romans ou en histoires agréables. C*est adressé à la Magnanime Impératrice, par une lettre du 10 août 1538. L'auteur, dans un sonnet, demande au Christ d'aller en Paradis. On reconnaît plusieurs passages qui reparaissent dans la <« Passion », dans la « Vie de la Vierge », avec de faibles variantes et de longues additions.
La Passion de JésuSy dans le même format et avec le même portrait que les « Sept Psaumes » S annonçait deux Canzoni, Tune à la Vierge, l'autre au Roi Très Chrétien. Aucune des deux ne s'y trouve. La dédicace est à François P*"; il y a une nouvelle lettre à l'évêque Ricchi. L'Arétin raconte que « le jour où les lauriers et les myrtes furent vaincus en honneur par les palmes et les oliviers », il se trouvait à l'église, et que les quatre Évangélistes lui apparurent, avec leurs attributs et leurs livres, sur lesquels il a pris sa « Passion ». Le passage original du livre, s'il y en a un, c'est la page où le luthéranisme est injurié *. A la fin, « Jésus ayant avec soi tous les Pères Saints venus des Limbes, et le Saint Esprit sur sa tête en guise de diadème, donna, au passage, à la Lune la chasteté; venant à Mercure, il lui octroya l'éloquence » ; chaque planète a son tour, « ce qui fait que tout ce que les astres mettent en nous est un