‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 209 sur 227 · Cij · texte numérisé non relu

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hAT VIE DE LA VIERGE MARIE, 39f

don de' Dieu ». Une autre édition *, réunie au plus curieux « Guide en Terre Sainte » * et à « la Genèse »^ montre encore au frontispice un nouveau portrait de TArétin, presque vénérable, sous les plis de la longue barbe, avec le crâne dépouillé.

. La Vie de la Vierge Marie tombait de plus en plus dans rhistoriette '. Ce sujet divin n'aurait pas dû se voir môme effleurer par un tel homme. Il s'y étala longuement. Dans la préface, anonyme mais écrite certainement par lui, il proclame son œuvre « comblé de toutes les excellences ». Le même libraire, qui annonçait les réimpressions des Psaumes^ de rHu-^ manité du fils de Dieu , du Miroir des Œuvres de Dieu^ de la Vie de saint Thomas cTAquin et de sainte Catherine, vierge, y accolait effrontément dans son Catalogue les Morte înammorata et les Possanza dellà came. Quant à l'ouvrage même, c'est un modèle de verbiage, de prétention, et, çà el là, d'inconvenance involontaire. Il y a sur l'Immaculée Conception des facéties iiiconscientes, du plus effréné gongorisme *. L'Are tin fait chanter les séraphins, je veux dire qu'il leur prête des chants. Le goût littéraire le moins étroit est perpétuellement révolté par cette feinte bonhomie succédant brusquement aux concetti, par ces allégories glacées, par ces paraphrases de l'Ave Maria, ces manières de montrer

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