‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 210 sur 227 · Par Zoppino, 1519, Régnante Lion. Loredano. (Bibl. nat · texte numérisé non relu

Par Zoppino, 1519, Régnante Lion. Loredano. (Bibl. nat

3. J'ai eu sous les yeux Texemplaire de 1628, in-16, Venise, Ginammi.

3flE l'itaLie du xvi' siècle;

la Vierge sous la forme d'une sibylle S puié d'eà faire une brodeuse d ornements sacerdotaux et do décrire ses attraits avec toute la délicatesse de tel romancier moderne lorsqu'il s'essaye au mysticisme *. L'Arétin a beau appeler toute la terre, tout le ciel, les pierreries et les planètes, à son aide, pour figurer la beauté de Marie, il ne réussit qu'à entasser des pauvretés et du clinquant. Le tableau du Sposalizio, comme celui de la Présentation au Temple, sont dépeints sans grâce par cet homme qui avait vu Raphaël et voyait Titien. Aucun pei*sonnage n'omet une occasion de trop parler. Il y a môme des traits qui vont au comique : Joseph^ pour recevoir la Vierge, tend sa chambre de gros lainage bleu, avec des étoiles en papier de couleur sàfrân 'i L'ange Gabriel commet cette phrase extraordinaire î « io, che son mandato a nuntiare la concettione^ e non a farla » *.

L'opération du Saint-Esprit n'est pas moins délicatement exprimée. L'habitude de flatter fait quô Tauteur loué jusqu'au baudet qui porte la Vierge chez sainte Elisabeth, où elle « fait office de prudente sage-femme » ■. L'étoile est « una grandissima Stella », l'ange, un ange du premier grade. Le reste, à l'avenant. Il y a des bergerades à propos de la fuite en Egypte. Il a fallu, pour rendre à la littéi*ature ce genre de mascarades, que certains auteurs vinssent mettre à la scène les personnages de l'Écri-

i. P. 105, 120. — 2. p. 141-ii2. — 3. P. 215. — 4. P. 2i5-2l7. — 5. P. 272.

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