Purg.,'XX. — Voir aussi Pararfwo, XIII
4. Éd. de Venise, 4539, in-8. Bibl. de TArsenal, n« 14 865, Hist.; — et 1540, in-12, nM4 627, Hisl," : ^ :.
désir d'Alphonse d'Avalos, lont poussé « à former un livre entier, d'une légende qui n^emplit pas un feuillet et demi ». C'est un tour de force inouï : il met au défi qu'on l'imite. « L'artifice du divin Buonaruoti peindrait plutôt en peu d'espace un consistoire apostolique, ne lui étant point permis d'autrement vélir le Pontife et les Cardinaux siégeants, que de pourpre et de violet. » Il eût souhaité d'adresser son ouvrage à ce duc de Mantoue défunt « dont la royale condition eût été de vie plus heureuse, et de plus béate mémoire qu'aucune autre ne fut oncques, si sa généreuse bonté eût moins cra en la malignité des fraudes d'autrui ».
Ce roman pieux est du plus pur seicentisme. Ce ne sont que roses, que pampres, que fleurs de mai, galants attributs; sainte Catherine de Sienne est confondue avec la sainte d'Alexandrie ; visions, songes, miracles, martyres, comparaisons alambiquées; le Christ dans sa gloireapparatt à la vierge durant son sommeil. Il parle en muguet du siècle : « Mon amie, ma beauté, candide comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, ma colombe, ma bien-aimée, viens à moi, à moi viens, 6 chère épouse,... viens, je désire ton innocence, ta pureté, ta simplicité. » Catherine, dont les beautés sont minutieusement décrites, semble « une colombe pure lacérée par les serres des aigles altiers, une biche légère déchirée par les morsures des chiens furieux, et une humble agnelle dans la gueule des loups féroces ».
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