‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 217 sur 227 · I. Voici les vers de PHospital · texte numérisé non relu

I. Voici les vers de PHospital

• Niipor Aretinus Venotao se clauserat Urbis Moenibus, undc, vclut celsà sublimis in arco, OmncH Kuropac rcpcs ligeltat acutis Incessons jaculis, et dirao vorbero linpiae.

Atquo illuni inissis omni repone tyranni Placabant donis; tantum mala vatis avari Lin^nia potest ; at ei clarae lutela ncc urbis Profuit, lonio lonfsre rog^nantis in alto.

Non circunifusao misenim toxere paludcs, Quin méritas laeso poenas exsolveret orbi Terrarum. dignum tel haberet carminé fttnem. »

(Serrao do libert. hcribendi ; Micbaelis Ilospit. Carminat Amsterdam, 1732. in-8«. 318-319.)

l'arétin et l'opinion. 405.

de cel art des lettres. Sûrement je ne vis jamais livres si vains, si inutiles, que ceux de cet imposteur *. » Lorsqu'on songe aux livres que Texcellent Tiraboschi avait été forcé de « voir » pour écrire ses grands volumes, on est effrayé de Tarrôt.

Désormais, on ne parlait plus que des couardises de TArétin, du poignard de Strozzi *, du pistolet du Tintoret, du bâton de l'ambassadeur anglais Sigismond Hawel. L'homme que Scipione Ammirato admirait durant sa vie comme un « magnifîque vieillard », passait au rang de Scapin ; c'est Trajano Boccalini qui avait bien dit en le nommant : « la plaie des bâtons et des poignards, car les gens d esprits aussi prompts à la main que lui Tétait avec sa langue, lui avaient dessiné la face, la poitrine et les mains de telle sorte, qu'il avait l'air d'une carte de route nautique » '. Quant aux « six tomes de lettres écrites par lui, et aux deux des lettres écrites à lui-môme par divers hommes illustres, ils trouveront à peine des lecteurs, excepté ceux qui vont y chercher la connaissance de ces époques » *. On peut répondre que ce n'est point là un mérite si médiocre.

Notre siècle, qui préfère la « connaissance des époques » aux dissertations des critiques, a revisé le procès, sur bien des points. Sans doute, un critique

i. Tiraboschi, Sloria délia lett. i/., éd. in-i de 1784, t. VII, p. 389 et suiv.

2. Voir, sur cette histoire, Remigio Fiorentino, Consid, civili soprà Guicciardiniy VI, 8 v*, et Rime piacevoliy II, 12.

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