‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 218 sur 227 · Tiraboschi, îbid., p · texte numérisé non relu

Tiraboschi, îbid., p

allemand et, dans ses débuis, même Thistorien français qui a le mieux parlé de TÂrélia artiste, Vont encore appelé « César Borgia litléraire » *. Mais un érudil italien a montré que Thomme n'était ni meilleur ni pire que d'autres. Je le résume en complétant çà et là, par pure curiosité •.

Le Doni, dans ce « terremolo » contre l'Arétin, que devaient suivre « la mine, la foudre, le tonnerre, réclair, la vie, la mort, les obsèques, la sépulture », l'assimilait à TAntechrist. 11 fut, avec Bruno et Spinosa, Tun des auteurs à qui Ton attribuait ce livre scandaleux u des trois Imposteurs », d'autant plus horrible qu'il n'exista point. Le vrai, c'est que l'Arétin fut un homme de basse condition par sa naissance, de grand pouvoir par son énergie. Il eut deux sœurs ; on a fait d'elles des filles folles : Tune, dans la réalité, se maria le plus régulièrement du monde avec un certain Scipionc, l'autre épousa Messer Orazio Vanolti, soldat; et l'Arétin, quatre fois oncle, faisait entrer une de ses nièces au couvent de Sainte-Catherine d'Arezzo; l'une de ces sœurs, qui mourut en couches, Alexandre Farnese la distinguait pour sa beauté, lors de son passage en Arezzo, l'an 1536 '.

La légende des affronts infligés à l'Arétin par le duc de Ferrare, n'est pas solide *. En ce qui regarde

i. Mûntz, Raphaële p« 8i.

2. Arturo Graf, Un processo a P. A., dans le volume inlitulé : Attraverso il Cinguecento, in-8, Torino, Loescher, 1888.

Page 1