NÉGOCIATIONS AVEC LES PRINCES
encore une entrave, encore une querelle. L'Arélin sollicitait, par l'entremise du marquis, les privilèges d'imprimer du Pape et de l'Empereur. Clément VII et Charles-Quint négociaient à Bologne; la paix de Cambrai se traitait ; le marquis, « regagné des premiers * », par l'Empereur, était en passe de devenir duc. Que venait faire au milieu de ces grandeurs la requôte de l'Arétin? Il fut gratifié d'un double refus, « malgré que l'ambassadeur eût fait tout le possible ' ».
Le marquis avait usé de tout son pouvoir, s'il fallait Ten croire. Même parmi les tracas de cette entrevue capitale, il avait demandé à TArétin quelque œuvre nouvelle. Mais c'est le bref du Pape et le privilège de l'Empereur que voulait le rimeur de Marfisa. Il devint furieux de son insuccès, et répliqua par un chef-d'œuvre d'insolence. Frédéric composait encore et patientait. Paul Jove, qui suivait le Pape, annonçait, en même temps que la bonne volonté du marquis, un état plus favorable dans l'esprit de Clément VII ^. L'Arétin, qui s'agitait de plus en plus, n'eut garde de laisser passer cet avis. Son vieil ennemi, le dataire Giammatteo Giberli, s'était détaché de la Cour pontificale, qui allait à Trente, il venait d'arriver à Venise : l'Arétin alla se jeter aux pieds du prélat, le pria de lui pardonner tant d'outrages ; il le savait maintenant tout à fait