‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 28 sur 227 · Lelt. scr. all'Aret · texte numérisé non relu

Lelt. scr. all'Aret

innorenldc la moindre complicité dans le guet-apens machiné par Achille délia Volta *. Gilierli pardonna. Du reste, Clément VU fut à peine mort, que le pauvre dataire eut à subir sur nouveaux frais une terrible bordée.

Le carnaval de cette année 1530 fut gai pour TArétin; dans Tltalie qui commençait à respirer après tant de guerres cruelles, à Venise dont la puissance médiatrice florissait, il voyait se lever pour lui-même une ère de prospérité. Il avait tendu soli- <lemenl le file! de sa pèche miraculeuse ; et les prises étaient nombreuses, les dons affluaient. Le doge en personne daignait intervenir auprès du pape; Clément VII, avec celte versatilité qui demeure le caractère de toute sa conduite, accordait son pardon. Cette intervention du doge Andréa Gritti marquait l'établissement définitif et comme la reconnaissance officielle de la puissance de Messire Pietro l'Arétin à Venise.

L'aventurier devenait un personnage. Pasquin passait aux premiers rôles. Il prononçait le « hic manebimus optime » et faisait ses arrangements pour fonder son comptoir littéraire. Ce « fondaco » était désormais ouvert, auprès des autres maisons commerçantes de la cité. Outre la lettre solennelle

1. Ce (lella Voila fut repris, h Bologne, pour un autre crime, ('f. Mazzoni Toselli, Race, storici esti\^ delVarch. criminale di hologna, 4870, H, 322. On lui demanda : « an alias in urbe, temporis S'" démentis VII, vulneraverit Dominum Pietrum Arelinum -, et si c'avait été dans son lit ou autrement.

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