‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 39 sur 227 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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lait *, vingt témoignages lattesteraient •; si Télan in^mc de son succès, augmentant de jour en jour, n en était la meilleure preuve, comme aussi les présents sans nombre et les requêtes de tout genre el de tout pays qui affluaient vers son bureau de renommée.

Le rôle de vengeur des lettres, de dominateur par la force de Tesprit, ce règne de la plume, élevé en face du règne de 1 epée et de largent, n'aurait pas été sans grandeur, si l'homme qui se Tarrogeait eût été d'une autre trempe; même avec un personnage de ce caractère, il mérite d'intéresser. Plus honnête, Pierre l'Arétiji eût-il aussi bien réussi, exercé pareille influence? il est permis d'en douter; en ce temps, plus peut-être que dans tout autre siècle, pour dominer les hommes, les vices étaient plus utiles que les vertus. Contre le banditisme princier et seigneurial, l'homme sans scrupule élevait le banditisme littéraire. « Homme libre par la grâce divine », comme on était roi par la grâce de Dieu, c'est-à-dire affranchi des hésitations gênantes et des points d'honneur mal placés, il levait son pcnnon, lui aussi, il avait ses armes, sa cour, son ban et son arrière-ban, ses ambassadeurs et son trésor; les droits de l'esprit s'insurgeaient plus haut que les droits de la force. Le malheur est que le champion du talent et des lettres n'était pas un littérateur de premier ordre. Suivant la règle, c'est l'aventurier

\. Lelt. scr. a lui, II, 37. — 2. Letl. dell' Ar., I, 102. — 3. Letl. scr. a lui, I, 158.

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