‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 49 sur 227 · Lett · texte numérisé non relu

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2. Cf. Vasari, éd. Milanesi, t. VIII, p. 25i et suiv. : lellre à TArétin à ce sujet. Voir encore des articles de M. Milanesi sur la miniature en Italie, Suova AntoL, t. XVI, etc.

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mille, si moi, qui ne les apprécie point, je ne les avais envoyées à qui elles allèrent sans me réserver les originaux ; et toute la faule est à mon jugement ennemi de soi-même, dont la sévérité est justement aussi indulgente pour ses enfants que, pour ses beaux-fils, la marâtre. Et, s'il désire ravoir cette lettre, c'est pour servir votre mémoire bien plutôt que ma renommée. Ainsi, faites en sorte que je la récupère, si vous voulez que votre nom s'imprime avec elle *. »

Mais, si les promesses de Tempereur étaient grandes, il était difficile de les faire exécuter par ses agents. En i537, Titien était obligé de recourir au duc de Mantoue pour appuyer ses réclamations auprès de la Trésorerie de Naples '. L'Arétin, qui ne pouvait plus compter sur les Gonzague, restait en arrière ; il dut se consoler en voyant que tous les protecteurs de Titien ne purent vaincre Tinertie concertée des financiers impériaux. Il inventa, pour sortir de peine, un tour de son métier ■. Parmi les tableaux terminés qui se trouvaient dans Tatelierde Biri Grande, il y avait une Annonciation peinte pour l'église de Sainte-Marie des Anges, à Murano. Cet ouvrage avait été laissé pour compte à Titien : les religieuses qui l'avaient commandé n'avaient pas voulu le payer cinq cents écus, et le peintre avait

\. Lelt., I, 161 V.

*2. Ticozzi, Vite dei pitt, Veccelij,, p. 181. 3. Crowe et Gavaloaselle, Tiziano^ I, 402-i03; — Vasari,— et Iliflolfl, le Memv. deWArte, I, 223.

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