Maintenant en Angleterre, galerie Zambeccari
d'exiger des st^ances nombreuses. François I«', lui, ne posa jamais : ce qui n'empêcha nullement le succès de son portrait. La garde-robe de lempereur était à la disposition du peintre : c'était Tessentiel pour un Vénitien de cette époque. Charles-Quinl était laid, et laid il demeura malgré la splendeur de ses armes el de ses vêtements. L'Arétin fit un sonnet où sa « grâce » était célébrée en môme temps que sa vertu *. La grûce était bien la dernière qualité de la pûle et lorve figure. Mais tout est bon pour les sonnets. Avec son habileté particulière, TArétin rappelait , en décembre 1337 , dans une lettre à rimpératrice, ce portrait de Charles-Quint, dont Titien avait fait une copie pour le duc de Mantoue. C'était un préambule pour offrir une dédicace *. « Mon encrier, disait-il, et mes plumes sont prêts à faire l'image du nom sacré de Votre Inclyte Majesté. » C'était des œuvres religieuses qu'il offrait : il savait accommoder ses dons aux diverses personnes. Sa faveur à la cour impériale était bien assise : le privilège de pension sur l'État de Milan Tavait établie, le 25 juin 1536; quoique mal payée, la somme de deux cents écus avait prouvé que l'Arélin était « l'écrivain de César' ».
La lettre sur l'entrée triomphale de Charles-Quint s'était retrouvée, et l'Arétin put l'imprimer tout au long. Comme il n'avait point assisté à cette céré-