‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 53 sur 227 · DESCRIPTIONS DES FÊTES IMPÉRIALES · texte numérisé non relu

DESCRIPTIONS DES FÊTES IMPÉRIALES

monie que Vasari lui avait dépeinte *, il reprenait le récit de Y « historien, poète, philosophe et peintre • »>. C'était le procédé connu de Ténumération : « Je vois..., je vois... ». Tout y était, depuis les colonnes affrontant les aigles avec le « Plus ultra »> jusqu'à ces autres aigles qui montraient sur la porte de Santa Maria del Fiore une épigramme composée par Vasari.

Pour mieux assurer le public de son impartialité, TArétin avait imprimé à deux pages • de distance hi dédicace au roi de France de sa « Passion du Christ * ».

En 1535 déjà, Vasari avait décrit longuement à TArétin « très divin et unique poète, son père très honoré », l'entrée de la princesse impériale à Florence; mais, pour celle-ci, le peintre d'Arezzo et le sculpteur vénitien Tribolo ', ([u'il s'était adjoint, s'étaient surpassés. A lire ces vasfes périodes des lettres du temps, où s'enchâssent les noms illustres, où se déroulent les cortèges et les décorations, il semble voir une de ces tapisseries de haute lisse où la Renaissance déploie ses pompes. L'impression même en est galante : ce sont les lettres onciales, élégantes et nourries, du bon imprimeur Francesco Marcolini, à qui Vasari, fort soigneux de sa double gloire d'écrivain et de peintre, faisait passer des

4. Voir les lettres de Vasari à ce sujet, éd. Milanesi, t. VllI, p. 252-265. — 2. Lett., I, 261-263. — 3. Ibid., p. 259.

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