‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 59 sur 227 · Lett., III · texte numérisé non relu

Lett., III

2. Cf. Lett., 111, 81. B. Navagero, sénateur, peint par Tilicii dans la saUe du Grand Conseil; ensuite cardinalisé. (Sansovino, Venezia descr, — Catal. dei senalori et uomini illusiri. — B. ad finemJ)

avait écrit à Charles-Quint le 5 octobre *. L'empereur, à Tabdicalion, fit porter de Bruxelles à Yusle les deux tableaux ; l'un d'eux est resté au Musée de Madrid ". Rubens en fit une copie; il reconnut ainsi la valeur absolue d'une œuvre que Charles-Quinl aimait au point de la demander sous ses yeux à son lit de mort *.

Mais la faveur de l'Arélin ne faisait que le rendre moins patient. Les intermédiaires entre la cour et lui, ministres ou courriers, l'exaspéraient par leur négligence. Et l'homme qui devait recevoir le présent donné par César pour faire le silence sur l'expédition d'Alger, en répondant : « C'est assez maigre pour une aussi grosse bêtise », cet homme-là ne se fit jamais faute de récriminer à outrance. La « grande médaille d'or » si pompeusement annoncée au duc Ottavio Farnèse, cette image d'un beau-père impérial, traversait des aventures; l'Arétin s'inquiétait. Près d'une année s'était passée, la trace du précieux envoi se perdait. « J'ai donné, écrivait l'Arétin, à M. Ruggieri Tasso une grande médaille d'or, en laquelle était tout au vif selon la nature de l'art la ressemblance surhumaine de César. La courtoisie de Ruggieri, en sa qualité de maître des courriers à Venise, s'adresse à Zappatta, maître courrier à

i. 1541 et non 4545, comme claie la copie, des archives de Simancas, au British Muséum. Cf. Crowe et Cavalcaselle, II, 35-38.

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