On sail que les Albizzi étaient originaires d'Arezzo
pas plus tôt repenti par lui, que la peur et le découragement saisit Tarmée; au cœur de tous mourut Tardeur et Tallégresse. El chacun s'oubliant soi-mOme, pensant à ce malheur, faisait des plaintes, et se lamentait que le sort eût sans raison fait mourir un si noble chef, et très excellent par-dessus toute renommée et tous âges, au début ainsi d'actions surhumaines, et dans le plus grand besoin de ritalie *. » Le blessé fut conduit en litière à Mantoue, chez Louis de Gonzague; son ancien adversaire, le duc d'Urbin vint le visiter le soir môme, et l'exhorter à recevoir un confesseur. Puis les médecins s'apprêtèrent pour l'amputation, que l'Arélin avait obtenue du malade; au moment où Ton commençait les préparatifs, les vomissements le saisirent. « Voici les signes de la mort de César, dit-il ; il convient ores que je pense à autre chose qu'à la vie. Et, joignant les mains, il fit un vœu à saint Jacques de Composlelle. » Le mal empirait d'heure en d'heure; le marquis Frédéric, que TArétin avait été chercher, arriva passé vêpres. Le blessé pria l'Arétin de lui faire la lecture; il se sentit mieux, se reprit à menacer les ennemis de sa vengeance; puis, brusquement, il cessa d'y voir clair. Il réclama l'exlrômeonction, se fit enlever les emplâtres, les bandages, et mettre sur un lit de camp, afin d(* trépasser en homme de guerre, fidèle à cette « vigueur d'âme incroyable « dont le louait l'Arétin.