Lelt., V, 153. — 2. Lelt., V, 174. — 3. Lett., V
UNIVERSELLE RENOMMÉE DE L'ARÉTIN, ii3
incarcérer pour des propos malséants'. Il donnait des conseils à la seigneurie de Venise. Où ne mettait-il pas la main? Il en donnait au consistpire, d'où sortit le Pape Jules III. A travers les Alpes, il s'entretenait avec le cardinal de Lorraine *. L'un des premiers sonnets que reçut le Pape nouveau, venait de TArétin '. Le Titien en prenait copie pour un cardinal ; et le podestat de Riva en recevait un exemplaire, « de ce nombre infini qui se sont répandus à Venise et Bologne ». Mais aussi, ce Carettone, premier magistrat d'une bourgade située au bord d'un lac perdu, lui avait remis cent couronnes d'or, envoyées par le cardinal d'Augsbourg *; les cardinaux comblaient FArétin; c'était la série rouge. Il flattait le cardinal de Châtillon, le protecteur de Rabelais ' le cardinal de Lorraine et son frère de Guise; au cardinal de Trente, il adressait ses actions de grâces « pour les deux coupes d'or et d'argent que TExcellence de Monseigneur Révérendissime lui avait envoyées, et qu'il avait reçues comme don de grâce et non comme prix de mérite. Elles ont rendu Tespoir du bien à venir à mon espérance, que j'avais ôtée pour jamais, pensais-je, de la cour de Rome •. » Non qu'il eût idée de se faire le moins du
1. Lell., V, 198. — 2. Letl., V, 230. — 3. Lett., V, 235-236. — 4. Lett, V, 250 v*.
5. Cf. Pierre Gauthiez, Études sur le xvi* siècle, p. 91, Paris, 4893. On sait que Tautre patron de Rabelais, Guillaume de Langeais, se présentait comme ambassadeur à Venise en 1526 (Baschet, Hist, de la chancellerie secrète. Pion, 1870, in-8, p. 423).