Lett., VI, 102-lOi.— 2. Lett., VI
clients : « Outre le Légat, Espagne et Urbin, Titien et Sansovino, Lelio, le Majordome et Pagni, mes patrons pour riHernité * ».
Durant Télé de 1553, TArélin fît un court voyage à Pérouse, àUrbino, à Pesaro; il revenait, gorgé de biens et alourdi par les années, dans cette môme contrée qui avait vu vivre et passer Tapprenti et l'aventurier jadis échappé d'Arezzo. Il ne poussa pas jusqu'à Rome, Venise lui manquait trop fort. Avant de se mettre en chemin, il avait envoyé au iluc de Florence un sonnet sur le « seigneur de Tolcdo, vice-roi de Naples, son beau-père »; en même temps il excusait Titien, qui jurait avoir envoyé des cartons de tapisseries, contre l'assertion du grand maître, lequel niait formellement l'envoi. (Vêtait une occasion pour glisser une demande personnelle; ce n'était plus Texaction arrogante d'antan, mais une pauvre requête d'un vêtement, de quelques écus '.
Ses sonnets pleuvaient sur les princes, serrés comme une averse d'arrière-saison : le duc d'Urbino, la duchesse, les Médicis, avaient leur part, môme pendant que l'Arétin courait les routes; il en restait encore pour Lodovico Dolce. Cela tournait aux litanies ', les Terze rime remplissaient les dimensions <runc plaquette *. Il savait bien « qu'on l'aimait moins qu'on ne le craignait ». Mais on le craignait
I. Lett., VI, '111. Voir rAppendice. Pagni, élève de Jules Romain. — 2. Lelt., VI, 155-179. — 3. Lclt., VI, 173.— 4. Lett., VI, 175-180.