Doc. 1, Liizio, p
2. Lellere scritte alVArplino, Venezia, Marcolini, looi, I, 9, U nov. 1526.
d'Arezzo, les prélats, les dignitaires, tous, étaient salis largement par la bave du satirique '. Il ne manqua pas d'officieux pour faire pan'enir à Rome ces ouvrages si propres à plaire : la négociation échoua. L'Arétin n'avait aucune ressource que ses aimanachs ; sous Tempire de ses déceptions et des rancunes qu elles lui laissaient, il les tournait de plus en plus en pamphlets. Il les dispersait autant qu'il en trouvait Toccasion, et comme les plaisanteries mordantes veulent être décochées tandis qu elles sont encore actuelles, il les publiait sans attendre la nouvelle année *. De même, il prenait l'habitude de publier certaines de ses lettres, quand le sujet en était brûlant, avant de les réunir à ses recueils d'ensemble. Quelques-unes de ces feuilles volantes, vraies brochures de pamphlétaire, vrais articles de journaliste, se sont conservées jusqu'à nous'. L'Arétin commençait dès lors à se bien rendre compte de son rôle et de son influence spéciale : les archives florentines possèdent une lettre qu'il se faisait écrire par Pasquin, de la ville de Rome; c'était le 30 juillet 1522, au moment où le cardinal Médicis l'avait emmené à Florence avec le reste de sa maison, après l'élection d'Adrien VI *. En véritable journaliste.
1. Cf. Disperala di P. A., Cod. Marciano, a. c. 255 r. Letl. II, 18, 227.
2. Fulin, Nuovi docum. per servire alla storia délia lipografia veneziana, Arch. ven. XXIII, p. ii. — Cian., Un decennio délia vita di M, P. Bembo, 1885, p. 146, n. — Copialett.Marchesi, 287.