‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 81 sur 227 · Vasari, V · texte numérisé non relu

Vasari, V

ni la maîtrise de Tœuvre, ni le présent n'auraient de valeur à vos yeux, V. S. ne devrait-elle pas accepter mon cœur, qui s*est mêlé invisible a ce don*? »

Le roi de la presse avait ses raisons pour caresser ainsi Massimiano Stampa; le comte, partisan de Charles-Quint, commandait pour Tempereur le château de Milan. Il dispensait à T Are tin les faveurs de Francesco Sforza; Titien peignit Stampa, peignit Sforza, qui était bossu, et peignit encore la jeune femme que l'empereur donnait à Sforza en 1534.

La seconde des comédies * que TArétin ait écrites célébrait aussi, tour à tour, chacun de ses patrons ou amis. Le Marescalco renfermait une louange pour chaque prince, et pour Titien « unique rival de la nature », et pour Sansovino « nouveau Michel- Ange ' ».

Michel-Ange , le vrai , Tancien , avait passé à Venise dans le cours de la précédente année. En octobre 1529, il avait, d'après ses propres comptes, dépensé vingt lire pour un séjour d'une quinzaine qu'il y avait fait; il évitait le monde, il s'était logé à la Giudecca pour qu'on le laissât en repos *. C'était le mois qui suivait sa fuite de Florence. Vasari veut

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