‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 94 sur 227 · LeU., I, 108-109. — 2. Lett., 104 V-H · texte numérisé non relu

LeU., I, 108-109. — 2. Lett., 104 V-H

les princes, en les enrichissant, arrosent et vivifient le g^nie, qui, dans le cas contraire, languit, maigre et chétif. »

Outre Serlio, TArétin avait, dans le peintre et architecte Giambattista Caporali, un autre commentateur du Vitruve, où si volontiers il prenait ses comparaisons. « En lisant le Vitruve que vous m'avez envoyé, je serai sans cesse avec vous, et de la sorte, je sentirai se renouveler dans mon cœur la mémoire des entretiens que nous avions coutume d'avoir, du vivant de Friano, notre très doux jouet, nouveau Ganymèdc *. » L'homme restait fidèle aux vices du jeune homme.

Dans Venise, que déchiraient les partis politiques, en 1537, et malgré sa renommée toujours plus éclatante, Titien était en butte à des attaques en partie justifiées par sa négligence à exécuter les commandes de la cité; ces tracas devaient aboutir à lui faire enlever sa charge de Sensale *, au profit du Pordenone. L'Arétin s'employait à conjurer l'orage, par une lettre flatteuse à M. Francesco Donato, l'un des procurateurs; ces magistrats, patriciens et sénateurs, étaient les questeurs du grand Conseil ' ; c'est pour eux que le Sansovino construira, trois années plus tard, cette Loggella, joyau d'architecture et de sculpture, qui s'appuie au Campanile de Saint-Marc,

i. Lell., II, 134 V.

2. Bénéûciaire du courtage sur les marchands allemands. - Fu (lato a Tiziano il beneOzio délia Sanseria al fondaco de' Tedeschi, di GXX ducati Tanno. » Gaye, II, 142, nota. . 3. Cil. Yriarte, la Vie d'un patricien, etc., p. 72.

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