SANSOVINO
cesco-Maria, et Léonore de Gonzague demeurait veuve, comme Veronica Gambara '. L'Are tin envoya, quinze jours après, à la comtesse de Correggio, un sonnet « sur la mort de la maîtresse de monseigneur Bembo • ».
Le rôle du Sansovino grandissait, dans le triumvirat, à mesure que sa réputation s'élevait à Venise. Ce petit homme robuste, dont la barbe rousse commençait à grisonner ', cumulait, avec une activité juvénile, les tâches écrasantes de Tarchitecte municipal et du sculpteur renommé. L'Arétin se mettait à le citer en toute occurrence, à le louer sans relâche, et il lui lançait à lui-môme des lettres enthousiastes, rappelant « son vieux Sansovino ». — « Voici, lui disait-il, que l'exécution des œuvres issues de la hauteur de votre génie donne un complément à la pompe de la Cité que nous autres, grâce à ses bontés libérales, avons ores élue pour patrie ; et ce fut pour notre bonheur, puisqu'en ces lieux, l'étranger, s'il est homme de bien, non seulement s'égale au citoyen, mais arrive à s'assimiler au gentilhomme. Voici que <lu sac de Rome est pourtant résulté le bien qu'est venu faire en ces lieux votre sculpture et votre architecture. Il ne me paraît pas étonnant que le magnanime Giovanni Gaddi, clerc apostoHque, et