‹ L'Italie estelle La terre des morts?Chapitre 6 sur 38 · Le roi Ferdinand I", de Naples, dont le nez était énorme · texte numérisé non relu

Le roi Ferdinand I", de Naples, dont le nez était énorme

2. L’édition officielle de Le Monnier porie une autre version, dont le sens est beaucoup moins logique. Il m’est permis de rétablir ici le texte de Giusti ; j’ai eu sous les yeux une copie faite sur un manuscrit autographe. Voici le passage, tel qu’il doit être lu :

Fruttî» il carbone,

Nella rivendita,

Dal cor di Cesare,

A un mio padrone Titol di re —

Et il nastro a me.

Le lecteur a compris qu’il s’agit ici de charbonnerie.

GIUSEPPE GIUSTI

masques de tout pays , la chandelle de suif 1 et ceux qui l’allumèrent!

« Depuis 1830, soit dit entre nous, je portai aux nues les trois jours. Je loue les fanfaronnades de Modène, je lis les journaux de toutes couleurs, je pleure l’Italie avec les libéraux et au besoin j’en dis des pouilles!

« Vivent arlequins et pantins et le roi Chiappini ! ! Vivent les masques de tout pays, la Charte, les trois couleurs et le crimen læsæ.

a Maintenant je suis vieux, mais avec l’oreille, par habitude et par plaisir, prenant au vol certains vocables, je m’exerce encore tranquillement, et, sous l'égide du président, je mange ma pension et je mène une vie de pape.

a Vivent arlequins et pantins et fins museaux! Vivent les masques de tout pays! Vive qui sait tendre l’oreille !

a Que j’ai vu de chutes, Seigneur! L’un a perdu le crédit, l’autre le souffle, qui la tète 3 , qui l’État, mais les ânes sont tombés les quatre fers en l’air; nous, vaillants hommes, nous sommes toujours sur nos pieds, mangeant les fruits du mal de tous.

« Vivent arlequins et pantins et devins! Vivent les masques de tout pays! Vive Brighella 4 qui paye nos dépenses ! »

On le voit, c’est un peu le Paillasse de notre Béranger, et cette conformité de sujets plutôt que de manière , et de vocation plutôt que de talent, a souvent fait rapprocher les deux poètes. On a dit de Giusti qu’il est le Bé-

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