‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 6 sur 15 · A. LIE · texte numérisé non relu

A. LIE

entre le sommeil et l’oisiveté, enveloppés dans une grande redingote couverte de poussière ( la toge romaine moderne), qu’ils changent rarement à aucune heure du jour pour un vêtement plus soigné! Un dîner servi de bonne heure, mais qui n’est pas un dîner de prince, termine cette matinée; la siesta vient ensuite, puis la promenade au cours, véritable marche funéraire dans une rue longue et étroite, quelquefoi s variée en étéparune course aquatique sur la place Navone. Laoureins, avec son style fougueux et pittoresque, s’exprime ainsi au sujet des nobles romains: 'dis cachent leurs embarras avec toutes les précautions de l’amour-propre : souvent les huissiers les assiègent. Il n’est pas rare de trouver dans un palais des ducs qui dînent avec un peu de fromage et de macaroni . Quel nom donner à cette misère dorée ? »

Dans le fastueux palais patricien, l’économiela plus rigide règne partout, unie à une rare malpropreté. Le laquais des grandes maisons romaines tient le milieu entre le Gille et le Scapin; sa superbe livrée (car elle est encore telle, quoique fanée) , plisse ou est â l’étroit sur ses épaules , suivant les dimensions de celui qui la portait précédemment; elles laissent paraître ou cachent, suivant l’un de ces cas, de vieilles bottes à talons élevés, dépouille d’un jockey anglais. Ajoutez à cet accoutrement un grand chapeau galonné et retroussé, jeté assez galamment en arrière d’un visage crasseux , d’une couleur jaunâtre assortie à celle du calicot qui sert de chemise à l’original de ce portrait, et vous aurez celui d’un laquais de Rome.

N’ayant rien à faire si ce n’est de s’enfumer auprès du brasier de l’anticharabre, et de monter derrière la voiture de leur maître ou de leur maîtresse,

ROME

les gens de la livrée , autrefois la plus insolente, sont à présent la p’us misérable classe après celle des mendians de profession.

Ces domestiques ont à la vérité quelques droits à percevoir sur les étrangers qui viennent visiter leurs maîtres: mais ce privilège ne saurait néanmoins les enricbir. IJs vont après la visite réclamer, à tous ceux qui se sont présentés, ce qu’on nomme la mancia, et, loin de considérer ces réclamations comme une insolence, les Romains les regardent comme une marque d’estime et de déférence. Un ministre étranger, que ladv Morgan eut occasion de voir à Florence, lui disait qu'il redoutait un vovaee à Rome, à cause de la dépense des visites de cérémonie que sa position l’obligeait de faire. Quiconque a visité l’Angleterre avouera néanmoins que, malgré les extorsions des domestiques romains., ceux de Londres sont encore plus avides. Le pauvre Goldsmith et le docteur Johnson se plaignaient de n’étre pas assez riches pour paver leur dîner chez un grand seigneur.

Mais un sujet plus intéressant veut maintenant toute notre attention. Voici venir les dames romaines, dont le souvenir a nourri les rêveries de tant de poètes, dont le nom rappelle un si doux ensemble de grâce , de nonchalance et d’amour !

Rome a fort peu de ce qu’on appelle parmi nous jolies femmes. L’éducation ne fait rien pour ajouter à leurs grâces naturelles. En revanche on y trouve de ces corps bien constitués, dontl’espèce , surtout dans la classe du peuple , semble moins abâtardie que partout ailleurs. Les vêtemens étroits et cette bienséance étudiée qui gênent et vicient les atLi tudes , on ne les connaît point. La liberté dont la nature R.

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a besoin pour arrondir les formes règne à Rome et y perpétue la race des femmes grandes et bien faites.

Dans les classes élevées , elles se distinguent assez généralement par un beau port de tête, et cet air de santé qu’on confond avec la fraîcheur. Celles qui n’ont ainsi de beau que le buste, n’en montrent qu’avec plus de soin ces magnifiques épaules que Raphaël a peintes avec tant de complaisance.

«Les Romaines, dit M. de Châteaubriand ( T^ojage en Italie, lettres à M. de Fontanes), rappellent parleur port et leur démarche les Clélie et les Cornélie; on croirait voir des statues antiques de Junon ou de Pallas, descendues de leur piédestal et se promenant autour de leurs temples. D’une autre part on retrouve chez les Romaines ce tou des chairs auquel les peintres ont donné le nom de couleur historique , et qu’ils emploient dans leurs tableaux. »

Lady Morgan parle en termes assez méprisans de la toilette de ces dames:

« La douillette sale et le bonnet du matin sont changés le soir pour la robe de velours et le diadème de diamans ; mais tout le reste demeure dans le même éLat....» Cette critique nous paraît excessive. 11 faut avouer que les Romaines sont en général assez négligentes, mais cette négligence ne va pas jusqu’à la malpropreté. La toilette française, introduite en Italie pendant le régime français , sert toujours de modèle aux femmes.

En général , on peut dire qu’elles manquent de ces manières aisées et du bon ton qui distinguent les Parisiennes bien élevées; mais elles ont plus d’enjouement, et de cette liberté polie qui, se mêlant presque toujours au goût des arts, contribue à répandre beaucoup d’intérêt dans leurs conversations. Ja-

lofi L’ITALIE,

niais elles n’y h illenl par une instruc-

tion approfondie, en vain on voudrait y raisonner. Il suffit de sentir et de rire, la vivacité tient lieu d’esprit , le charme de la langue fait le reste.

La musique est le seul talent qu’on soit jaloux de leur donner. Pour la danse , la mode n’est encore parvenue que médiocrement à introduire ce plaisir dans les salons : la danse m’a paru négligée. Cela lient sans doute à la répugnance des Romaines pour tout ce qui est dérangement du corps. Le Jar-niente est pour elles, comme pour une grande partie de la population, le bonheur suprême. On conçoit que cette paresse a ses voluptés. Elle se lie merveilleusement au goût des femmes pour l’amour. Un voyageur, homme d’esprit, dit à ce propos : « Dans la mollesse de leur vie oisive , les Romaines vivent d’amour et de dévotion, il leur faut des confesseurs ou des amans ; c’est souvent la même chose. »

C’est soulever une féconde et importante question que de réunir ces deux idées ; amour et Romaines. Nous ne nous flattons pas de la résoudre d’une manière complète , mais nous tâcherons du moins de prendrel’essence de ce sujet, puisque nous ne saurions l’épuiser entièrement. A Rome, une femme traite l’amour comme une F rançaise donnerait ou recevi'ait une fleur, sans conséquence, sans arrière-pensée.

Aussi la jalousie est-elle à peine un mouvement de dépit. Le changement se venge de l’inconstance avec une facilité qu’il faut bien pardonner, puisqu’après tout elle ne rend personne malheureux.

Au reste , ne croyez pas que les dames Tomaines connaissent l’art savant d’aiguiser l’amour en l’irritant par des obstacles; elles n’emploient aucun de ces caprices calculés de la coquetterie, qui

font passer l’amant de la crainte à l’espérance , et de l’espoir aux transports de la jalousie. Les grands airs de la réserve , elles les laissent volontiers aux beautés difficiles des pays à étiquette. Veulent-elles faire savoir à un cavalier qu’il est préféré , elles engagent de loin, à l’aide des yeux ou d autres signes, une conversation trèsanimée, sansqu’on puissey comprendre un mot, si l’on n’est initié à ce doux langage d’amour. Mettre la main ouverte sur le menton , puis poser deux doigts sur la boucbe , c’est dire vous êtes jolie, je voudrais vous parler. Lorsque la dame répète simplement ce dernier signe, c’est une preuve quelle consent à l’entretien; mais si elle y ajoute un certain mouvement de main , cela sisrnifie : Je ne veux pas. D’autres fois elie se caresse la bouche avec la pointe de l’éventail, puis le laisse tomber, et cette action doit encore être interprétée comme un consentement. Déployer doucement l’éventail, et le regarder d’un air rêveur en passant le doigt dessus, signifie : Écrivez- moi. Porter la main tournée sur l’épaule est un geste qui correspond à ceci : Va, je ne te crois pas. On joue de temps en temps à Rome des intermèdes dans lesquels on a introduit le langage des signes usités parmi les belles habitantes. Mais il est impossible à l’observateur étranger le plus fin et le plus constant de saisir les mille nuances de cette langue délicate.

Lady Morgan a beaucoup d'humeur contre les conversazioni ou réunions du soir, à Rome. « La prima sera , ditelle, est passée dans quelque noble palais, où l’on trouve à la fin d’une longue suite de pièces non éclairées la signera piincipessa , dont les yeux brillent à côté d’une lampe solitaire, ou d’une paire de bougies donnant une

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clarté qui interrompt à peine l'obscurité de la chambre Il s’établit une

conversation telle, que des esprits sans activité et sans ressources peuvent la soutenir le plus aisément du monde; un sermon du prédicateur à la mode, 1 e padre pacifico si c’est en carême; un cicisbeo volage ou trahi occupent jusqu à 1 heure de l opéra..... » Pour moi, j’ai trouvé que les réunions italiennes ressemblaient beaucoup à celles des autres grandes villes d’Europe, qu'on y avait autant et même plus d’esprit qu’ailleurs , et qu’enfin la seule différence consistait dans l’usage où l’on est ici de se réunir par groupes de deux, homme et femme, pour converser à l’aise. Si ces duos s’opposent au plaisir d’une causerie générale, ils ont bien leur charme , et je ne connais guère que Rome pour ménager ainsi un tête à tête des plus intimes à la face de vingt personnes réunies.

Chaque maison a ses jours marqués pour les réunions. Il est assez facile aux gens d’une certaine façon d’y être présentés. Les Romains, en effet, sont accueillans et d’un commerce fort doux.

Les mêmes gens qu’on a vus une fois dans ces assemblées, on les y retrouve toujours; car Rome, malgré son enceinte immense , n’est habitée que dans un tiers de son étendue. On joue beaucoup dans les conversazioni , et on n’y fait pas la cour aux femmes mariées aussi librement qu’on se plaît à le dire. Mais , dira-t-on à ce propos, qu’est-ce donc que cette jalousie italienne dont on parle tant en France? En vérité, je n’en sais rien- Dans les hautes classes surtout on se met assez à l’aise avec ce qu’on appelle bienséances. On y regarde à peine; pourvu que les grossières apparences soient sauvées , les maris sont convenus de ne rien trouver que de régulier dans la conduite de

leurs femmes. Ils savent trop que, dans ces sortes d’affaires , ceux qui montrent de la mauvaise humeur sont ceux qu’on épargne le moins ; que les rieurs sont du côté des infidèles, depuis que le malin veut partout mettre les sottises de la femme sur le compte du mari.

J’ai cherché à savoir quel était l’état actuel des mœurs relativement aux cavalieri serventi,et des étrangers, longtemps domiciliés à Rome, m’ont assuré que la coutume avait peu changé.

Avant la révolution, les jeunes personnes de la bonne bourgeoisie et de la noblesse étaient élevées au couvent, et à présent elles le sont de nouveau pour la plupart; celles qui reçoivent leur éducation dans la maison paternelle sont en général abandonnées aux soins des domestiques, pendant que la mère s’occupe de ses plaisirs. Lorsque l’une d’elles se marie, ce qui est toujours le résultat d’un arrangement de convenance, dans lequel l’inclination n’entre pour rien, il s’écoule rarement plus d’un an avant que les époux deviennent à peu près étrangers l’un à l’autre. Le mari quelquefois se mêle du choix de celui qui, à l'avenir, se chargera d’accompagner sa femme lorsqu’elle fera des visites^ lorsqu’elle prendra l’air au Corso, la conduira aux conversazioni , enfin qui sera son cavalière servente. Si ce choix ne convient pas à la jeune femme, elle en fait secrètement un autre; soit qu’il ait lieu avec ou sans le consentement du mari, c’est un engagement auquel on est fidèle pendant bien des années, et lorsqu’il arrive de le rompre, c’est pour en former un autre semblable.

Dès le matin, le cavalière servente se rend chez sa dame pour l’escorter pendant toutes ses visites; souvent il paye les objets achetés dans les boutiques où il est du bon ton d’aller faire

quelques achats aux heures fashionables. Après le dîner, le cavalier revient pour la promenade du Corso, à laquelle les visites succèdent encore, et l’on iinit la journée par les réunions ordinaires, ou dans les autres villes de l’Italie, par une visite à l’opéra. Au reste, rien n’est moins animé que le tête à tête d’une dame et de son cavalière servente, faisant leur promenade journalière du Corso. L’époux ferme les yeux sur cette singulière liaison qui s’établit ainsi entre sa femme et un étranger. On a peine à comprendre qu’il s’accoutume à voir son nom et sa fortune transmis à des héritiers qui ne lui sont rien. Cependant les faits attestent ce singulier travers. Simond , dans son excellent Voyage en Italie, raconte qu’un étranger qui rendait un jour visite à un gentilhomme romain s’avisa de demander si quelques enfans qu’il voyait là étaient les siens : sono nati in casa , «ils sont nés à la maison» ! lui répondit froidement le Romain.

La vie des classes mo}rennes est en général triste et mesquine. Les appartemens, à peinemeublés, manquent des choses les plus nécessaires. Les mêmes ustensiles servent à toutes sortes d’usages , et telle est la simplicité des habitudes, disait le président Desbrosses, que l’on couche sans chemise.

Les artistes forment à Home une classe nombreuse; elle est pauvre en général et se crée des besoins qui la rendent plus pauvre encore. Les hommes de cette classe ont des mœurs moins régulières que leurs femmes; bonnes et industrieuses mères de famille, celles-ci ont plus d’un sujet de plaintes contre leurs maris.

On nomme citadin! ceux qui s’adonnent aux professions savantes, les jurisconsultes , les médecins et les professeurs de diverses sciences, Pendant

que ces hommes sont dans leur cabinet, ouoccupés à leur état, les femmes, assez riches pour avoir du loisir, et sans ressources intérieures , font de leur liberté l’usage que nous avons signalé. « Dire que cet abandon de tous soins détourne souvent ce sexe étourdi des devoirs du ménage, on le pressent:

elles ignorent les plus petits détails de cette économie domestique qui contribue tant à l’aisance des familles.

Aussi tout manque dans leurs maisons, faute de travail , d’ordre et de prévoyance. Ce sont bien là certainement des femmes qui peuvent se vanter de réunir successivement père , époux et galans. Ayons, se disent-elles, des amis qui payent nos marchands , des dilettanti qui nous procurent des académies, des prélats qui nous ménagent des villeggiature ; tout le reste n’est qu’enfantillage, vanité, sottise. »

(Laoureins.)

Nous avons parlé à propos des conversazioni , du jeu auquel on se livre avec fureur à Rome. Les habitans sont tellement acharnés au jeu del lotto, la loterie, qu’ils se rassemblent en été, vers le milieu de la nuit, aux environs d’une église consacrée pour ces rendez-vous ; là on parle avec beaucoup de vivacité jusqu’à ce que minuit sonne. Au premier coup de cloche , tout le monde se tait; au dernier, la troupe s’avance en priant vers la porte de l’église , où chacun, avec une ferme dévotion, et une croyance entière, supplie son patron de lui accorder du bonheur al lotto.

Le grand palais de Monte Citorio passe pour un des édifices les plus sages du Bernin. C’est de son balcon que deux fois par mois se fait, sous la présidence d’un prélat, le tirage de la loterie, devant cette foule romaine si agitée, et dont les vives physionomies

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expriment l'espérance, la crainte, la joie ou le désespoir. A Rome, cette passion pour le jeu est extrême :1e pauvre mendie naïvement pour metlre à la loterie; 1 escalier de l’Ara -Gœli se monte dévotement, afin d’obtenir de bons numéros, et il en est demandé avec confiance aux fous de la Palazzina, hôpital où l’on soigne ces malheureux , qui jettent au travers des barreaux de leurs fenêtres des chiffres pris au hasard.

L’usage des loteries, général en Italie, peut être regardé comme une des causes des vices et de la misère du peuple. Les mendians sont fort nombreux, moins cependant que ne l’ont avancé quelques auteurs. Peu de solliciteurs de profession demandent l’aumône; mais il n’y a pas un homme dans la populace qui , dans l’occasion, ne vienne réclamer quelque don de la bienveillance des étrangers.

On se promène, on rencontre un Romain qui paraît uniquement occupé à examiner, en paisible spectateur, les monumens de sa patrie : tout à coup

cet homme s’approche, et tend la main , comme par occasion. C’est ainsi que Rome la superbe est devenue mendiante. Quelques lignes de Chateaubriand sur ce sujet sont bien gracieuses et bien poétiques. «Rome sommeille au milieu de ses ruines. Cet astre de la nuit, ce globe, que l’on suppose un monde fini et dépeuplé, promène ses pâles solitudes au-dessus des solitudes de Rome; il éclaire des rues sans habilans, des enclos, des places, des jardins où il ne passe personne , des monastères où l’on n’entend plus la voix des cénobites, des cloîtres qui sont aussi discrets que les ruines duColysée ! Une jeunefemme me demande l’aumône; sa tête est enveloppée dans son jupon relevé ; la poverina ressemble à une madone; elle a bien choisi le temps et le lieu; si j’étais Raphaël , je ferais un tableau.

Le Romain demande parce qu’il meurt de faim; il n’importune pas si on le refuse; comme ses ancêtres, il ne fait rien pour vivre : il faut que le sénat ou son prince le nourrisse »

VOYAGE DE ROME A C I VI T A - VE CC H I A , A ACÇSAÎEWBEMTE ET RETOUR PAR VITESSE.

Pour entreprendre le voyage que je me proposais de faire, je me dirigeai vers le Janicule, aujourd’hui Montorio, par corruption du nom de Mons Aureus qu’il portait autrefois. C’est au sommet de cette colline qu’est placée la porte de Saint- Pancrace « di San- Pancrazio » , dont le nom provient d’une église voisine dédiée à ce saint; cette porte s’ouvre sur la voie Aurélienne, qui conduit à Cività-Vecchia. De ce point, la route passe sous

l’une des arcades du magnifique aquéduc de Trajan, qui va puiser ses eaux au lac Sabatinus , appelé maintenant Bracciano.

En qui ttant la voie Aurélienne à neuf milles de Rome, du côté du couchant, et non loin de la mer, je trouvai les ruines de Caere ou Chère , ou Cere V eterum (maintenant Cervetri ) , ville antique dont les rapports avec Rome ont quelque chose de très - mystérieux.

Comme les Romains, les Cærites unis-

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