‹ L'Italie (volume 3)Chapitre 14 sur 41 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

Le couvent de Sainte-Croix, remis à neuf du haut en bas, et fort bien entretenu, forme un contraste marquant avec l’extérieur de l’église. Là, me clisai-je en entrant, Sixte-Quint a longtemps vécu simple moine, consacrant son temps à l’étude et à la duplicité, jouant l’infirme et se préparant à étonner le conclave par sa terrible exclamation sortie d’une poitrine si forte:

Je suis pape. Clément XI\ y a rempli l’ofiice de lecteur. Aux religieux conventuels de Saint -François, qui 1 habitent, fut assigné autrefois, par Urbain IV, Je tribunal de l’inquisition, qui obtint de la république des exécuteurs el des prisons particulières, où l’on était enfermé au moindre soupçon d’hérésie; un seul témoin suffisait pour faire condamner.

Aujourd’hui l’hérétique anglican y pénètre, non chargé de liens, mais déliant sa bourse pour le frère laï qui lui raconte toutes ces histoires. Il admire dans le premier cloître la chapelle de la famille des Pazzi, élevée sur le dessin de Brunellesco (PL i5), et ornée d’ouvrages en terre cuite vernissée de Lucca délia Robia, et d’anges en pierre par Donatello. Dans le réfectoire du second cloître est une cène, œuvre de Giotto.

L’église de Saint-Laurent (PL 17), a été érigée en 1625 sur une ancienne fondation (l’oratoire Saint-Laurent), par Jean dei Medici, vieux marchand républicain , qui trouvait dans sa piété un moyen d’employer le superflu des richesses, que son industrie et la prospérité du commerce national lui avaient permis d’accumuler. L’architecte était son intime ami et son concitoyen Brunellesco. Ce Jean fut le père de ce célèbre Cosme qui reçut le nom de père de la patrie.

Les deux fils de Jean (Cosme et

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