P0UZZ0LE5» BAIA, ETC
cette dernière. On ne peut pénétrer maintenant dana eellerci que jusqu'à la profondeur de deux cents pas environ. On trouve vers l'extrémité, à droite, une petite porte qui oommu^ nique à des bains, dans lesquels on 4esoenclait par une longue rampe, et 1 on n y arrive qu'en se faisant porter scir les épaules des oiceroni qui vous y conduisent avec des torobes.
9 Sans doute une grande partie cle ces souterrains se trouvent perdus par 1 ebeulemeot qui en a obstrué les communientions, earil ne serait pas vrai*»
semblable qu'on eût fait des dépenaea «usai grandes pour arriver à deux baignoirea, qui sont dans la seule pièce régulière qui reste encore décorée et revêtue de stuc, avec une oornicbe.
L'flau n^y est que tiède , mais la vapeur y aat plus ebaude que l'eau \ aussi y aviût^il deux lits k l'usage des étuves» La vapeur ne nous a pas paru assea forte pour qu'elle pût servir mainte* nant k eet usage; mais il est à croire que plus anciennement ces restes de volcans pouvaient rendre des exbalai^ sona plus chaudes.
a Au reste, l'excès de difficultés sur* montées pour se procurer de pareilles étuves, peut donner une idée du prix qu« les Grecs ou les Romains met* taient à luaage qu'ils en faisaient; car il est difficile de décider si cette f^rotte, ou galerie souterraine, est un ouvrage de l'un ou l'autre de ces deux peuples. Le mystère répandu sur ce lieu , d'a«^ près les fictions de Virgile, peut au moins indiquer que de son temps il était fort ancien , puisque la seule an« tiquité a droit au merveilleux. »
Après être sortis de ce souterrain sans y avoir trouvé ni remorrfsj ni noirs soucis , nous remarquâmes que la direqtioB était sur Tritoli , et qu'il était à peu près hors de doute qu'il ait
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jamais communiqné avec l'Mtra ds la sybile de Cumes, dont la situation e«t toute opposée. Son entrée est préaw* tement déblayée et facile»
Chevauchant sur no« ine«| nona gravîmes une coUîne sur laquelle est le chemin qui conduit k Gumea, «ituéeà peu de distance. On y va facilement eu voiture de Pouxsoles, en suivant la voie domi tienne. Cette ville, ancienne colonie grecque, était bâtie mr une colline isolée. Elle était entourée par la mer d'un côté ;
Et tandem Euboids Gamatum allabitar orU. Éi.iLi*.vi,v.9*
De Cames, enfaat d'Euhëç, ils ont touché les eaax. Trad, de Delills.
de l'autre par deux lacs , assise 4iip un rocher élevé, et défendue par deux forts ; situation qui l'avait rendue forn midable, et Tavait u)ise ^n état de ré* sister à Annibal, ainsi qu'à d*autres ennemis non moins redoutables. Les historiens vantent sa puissance et son luxe ; elle tomba au pouvoir des Romains l'an 4i6 de Rome, et futdé« clarée colonie sous Aut;uste. Sa destruction date du treizième siècle t alors, devenue l'asile des corsalret et des bri« gands qui infestèrent le royaume de Maples, elle fut renversée de fond en comble. Parmi les monumens découverts à Cumes , un des plus anciens était le tombeau de Tarquin le Superbe, qui« après avoir été banni de Rome, vint y mourir. Pétrarque l'y a vu et en parle dans son Itinéraire. Ce tombeau a été transporté à Naples. Un autre monument est YArco^FeHce^ ancienne porte de la ville, de fabrique réticulaire , haute de soixante pieds , et large de vingt. Tout à côté est une grotte découverte en i688, de cinquante pas de long sur dix de large* On dit que c'était une conserve d'eau.
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' L'Ârco-Felice est sur la route qui .
conduit au lac Fusaro, autrefois Palus Acherusia , ou Acherons en grec « Ma-' rais de douleur. » La couleur hleue de ses eaux et les vapeurs mépbitiques qui s'en exhalaient lui méritèrent ce nom , et donnèrent lieu à la fiction des poëtes, et surtout à celle de Virgile, qui place là l'entrée des enfers. On a trouvé sur ses bords plutiéurs tombeaux antiques. •
....'. Hic înférni janiu Régis .
Didtor, ettenebrosa pains Acheronté refdso. ' Éh. XiA. VI, V. 107.
• I ... Ce lieu conduit aux portes de Platon , JDt ce lac communiqae au sombre Phlégéton. . Trad.de'DmuLi.E,
I Aujourd'hui ses' abords. sont; .moins malsains ; il a une communication avec la mer; On eut l'idée d y transporter des huttres , qui y pi;ospérèrent.te)lément, qu'aujourd'hui elles approyisioz^nent la. ville de Na pies; le roi. a fait. construire en ce lieu un casin ouvert au public, et l'on y fait de charmantes parties de plaisir. ^ . .1
. Avant d'arriver à la colline où était Gumes, on rencontre les ruines d'un édifice . majestueux , désigné sous le nom de temple du Géant, parce qu'on y trouva le butfte colossal, de Jupiter Stator , vulgairement appelé le Gi« gante. Ce buste, après avoir long-tem ps décoré une rue de Naples, à côté du Palais-Royal, a été transporté au musée.
Le temple, encore entier il y a quelques années^ et détruit aujourd'hui, était petit et de figure elliptique.
. Arrivés au sommet de la colline, nous joutmcs du plaisir de voir se développer devant nous tous les lieux que nous avions vus la veille , et d'anticiper sur noire journée', en promenant nos yeux sur ceux que nous allions encore parcourir. Les lieux que nous
voyions sont trop intéressans pour né- • gliger d'y fixer un regard qui en embrasse l'ensemble ; nous planions sur la villade Servilius Vacchia, qui , fuyant la cruauté de Tibère, se réfugia dans cette campagne pour savourer l'heu-:
reuse oisiveté delà solitude; Sénèque, en faisant la description de cette maison., vante le bonheur de son propriétaire. Au loin, nous apercevions au.
nord le lac de Licola^ fameux par ses chasses au' canard ; • plus loin encore , Torre di Patria\' autrefois Litenie.
Ce nom me. rappela' les Martyrs de M. de Chateaubriand :
- « Un jour,' errant aux environs de Baies, nous nous trouvâmes auprès de Li terne Le. tombeau de Scipion l'Africain frappa tout à: coup nos regards : nous approchâmes avec respect* Le monument s'élève au bord dé la mer. Une' tempête a renversé la statue qui le couronnait. ;0n lit encore cette inscription sur la table du sarcophage :
nrOR AT£ PATRIE ^ TU n' AURAS PAS MES OS.
' » Nos yeux s'humectèrent de larmes au souvenir de la vertu et de l'exil du vainqueur d'Annibal. La grossièreté même du sépulcre, si frappante auprès des superbes mausolées de tant d'hommes inconnus qui couvrent l'Italie , servait à redoubler notre attendrissement. Nous n^osAmes pas nous reposer sur le tombeau même, mais nous nous assîmes à sa base, gardant un religieux silence ; comme si nous eussions été au pied d'un autel. »
Revenant à nos idées profanes , nous cherchâmes les ruines de ce temple d'Apollon^ où Énée vint sacrifier. D'après Virgile, il est dû à Dédale.
Dœdalus, ut fama est , fagiens Minoia régna ,
Redditns liisprimùm terris, tibi, PhœbeySacravit* Éh. Lih, VI , V* i4*
Ltufo d'.'iifnéuio f (irvita tM (ane.
Ltti- t{'Àifruinv t^ Onfttc Ju C7ucn .
( )4m<i (nvtfa iM/u Ji/'i/Ai
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jucr ^.e CuiJicS au lar \ veiTie, on fvi- d.inflch*;. ' l'i' - cUii;.».. - > • . )i» i i
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icrjïîel ii(us ri ronriiniK • dc9 I.»!- de sur t.vcc des i' .^ '•• 1 'T-i'* L.i. ••.■•'» *• i "1 1*^<m1- .a T/(ju ni(\)n'.r- . . '
' *.. . ^..'. • . " .' . . r u'i vrrii; Mo Salcini:, furieir
'• '^. - ;.' ijb^, : .4 * .' . :^ ;â^; ;• : ,
POUZZOLES
Dédale de MinoK fayant là cruauté ,
Il t*éléye un beau temple , ô dieu de la lumière I ' Trad, de Delilu.
, Quelq[uesantiquaires,nous ditlabbé^ veulent que ce soit dans ce temple que se /tenait la sibylle. Saint Justin, qui ▼ivait cent soixante-dix ans après Virgile y affirme avoir vu l'édifice consacré à cette sibylle. C'était une basilique creusée dans le roc , et d*pu la prétresse rendait ses oracles. U dit que les Gu- . méens lui montrèrent, trois baignoires également creusées dans la pierre et destinées à son usasse; elle se revêtait
d'une robe de lin, entrait dans la grotte tout à côté, où était un petit temple^ et là prononçait ses décrets»
Saint Justin affirme en outre avoir vu le tombeau en bjronzeoùl'on conservait ses cendres. . : ,
Ezdsumfnboicœ latns ingens .rupis in. antrnm , Qnô lati dncunt aditiis céhtani ; bstia centum. Ék. Lib, vi", V. 42.* .
Un aiitre fut .taillé dansjes .roct'.eubéens, Ou cent larges chemins, où centportes conduisent. - Trad, de DeÙlle,' '
. Nous vtmes dans la partie orientale de la colline une grotte qui communiquait peut-être autrefois' avec les cent larges, cbemins , mais qui à présent ne communique plus qu'avec la coOine où elle a. son ouverture, d'un ^ccés difficile. (PI. 53.) .
Le jour s'avançait^ nous revînmes à
la villa du Prince de Cardito, en visi-
tant une autre petite caverne auprès de l'Arco-Felicc , et appelée grotte de JPietro di Pace^ faite pour, communi- ' quer de Cumes au lac Avierne , en évi-^ tant la montagne. J'y ramassai un morceau de plomb de figure ovale, un peu oxidé , h peu près d'une once et demie et sur lequel nous reconnûmes des traces de lettres gravées r j'en fis cadeau a Tabbé, pour qui ce fut un véritable W.