‹ L'Italie (volume 4)Chapitre 34 sur 39 · LIE · texte numérisé non relu

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préparées pour recevoir la liqueur; leur forme est celle la plus usitée par les Anciens; elle indique d'une manière précise leur manière de coDserver le vin dans les caves. La pointe du bas s'enfonçait dans la terre, seul moyen de les faire tenir debout; on les houchait en versant un peu d'huile sur le vin , usage que l'on retrouve encore en Italie. Il s'en est trouvé un grand nombre à Rome, à Herculanim, dans les maisons de Pompeï, etc.

Les deux hommes occupés à décfaa^ ger le char font couler le vin dans lei amphores par une des jambes de l'ootre ; leur costume est une simple tunK> que ou chemise fermée par le haut et attachée au bas des reins par une ceinture ou une corde.

N». 45. Cette def est une des choses retrouvées qui mérite quelque attention ; sa forme ÙlH supposer une grande complication dans les serrures de ce temps. Il est aisé de s'en rendre compte en examinant les détails qui sont sur la dent, dont la figure est presque une scie ; la forme de la poignée devait être incommode , puisque l'anneau qui la termine offre peu de prise à la main. Il est à supposer que l'annelet, placé au-dessus de l'anneau tout à-fait à l'extrémité, servait à la suspendre à un trousseau qui réunissait toutes les clefs soit du temple, soit delà maison à laquelle elle appartenait.

Les routes publiques peuvent ajuste titre être rangées parmi les plus beaux monumens que nous ont laissés les Romains. De nombreux travaux et des sommes immenses étaient consacrés à les semer du pied du Gapitole jusques aux dernières limites du monde connu; plusieurs même ont survécu aux empires dont elles étaient pour ainsi dire les artères. Indispensables à la sécurité de Rome, leur construction

POMPEI.

n'attirait pas seule latteotiou de ses plus grands hommes , mais leur entretien devenait encore l'objet de leur sollicitude. Personne n'était exempté de cet office, et déjà, au faite du pouvoir, Auguste tint à honneur d'exercer cette surintendance.

Ces routes étaient formées de' trois couches, dont la dernière était en pierres plates, jointes entre elles d'une manière si solide, que, malgré les siècles qui se sont écoulés, il n*est pas rare d'en retrouver encore des fragmens intacts.

Auprès des villes , les routes se bordaient de trottoirs « margines », et la partie du milieu aaggeri^ était disposée en chaussée pour l'écoulement des eaux. Dans Pompeï , Tagger, formé en lave, avait environ treize pieds, et les trottoirs, élevés de dix pouces, en avaient de deux à quatre. Sur les grandes routes, par intervalles de dix à douze pieds , sont des espèces de bornes dépassant le trottoir pour servir d'indication aux voyageurs lorsque ces routes étaient encombrées, soit parla terre qu'apportaient les pluies, soit par les neiges.

Parmi ces routes, la voie Appienne, construite avec encore plus de soin que toutes celles auxquelles elle servit de modèle, mérita le nom de Aeine des routes, Regina viarum. Entreprise sous les ordres et par les soins dAppius Claudius Senex , dans l'origine elle s'arrêta à Gapoue , par la suite on la poussa jusques à Brindisi, et de cette route partit la voie Domitienne, dont les ramifications nombreuses se dirigèrent en divers sens. Une de ses branches passa à Pouzzoles et à Baïa, tandis, que longeant la côte, uneautre s'étendit jusqu'à Herculanum^ Oplonti et

la porte de Nola commença la voie Popilienne , qui conduisait à JRheggium , Reggio.

Ces diverses routes , traversant une contrée enrichie par la nature, furent ornées de tout cequela magnificencedes hommes put inventer : des temples \ des arcs de triomphe, des villas, des tombeaux , furent tour à tour semés de côté et d'autre , dans une pittores^ que irrégularité. Les Anciens avaient le génie des grandes choses , des conceptions nobles et grandioses. Le isecret de leur art ne réside pas uniquement dans la simplicité et la correction du style, il étend son action au dehors^ il en recule les limites, il va chercher des eiiéts dans le choix d'un emplacè^ ment favorable, il combine.ses beautés avec celles de la nature. Les Anciens ne faisaient rien au hasard; dans le choix d'un site^ indépendamment des effets du paysage, ils recherchaient des rapports moraux, ils ménageaient des leçons de piété, de patriotisme, de gratitude, langage éloquent \ Élevaientils un temple, c'était sur un promontoire ; des tombeaux , ils en bordaient le rivage des mers, le lit d'un fleuve, la chaussée d'un grand chemin. Us voulaient que le voyageur apprit un nom peut'étre trop tôt effacé de la mémoire des hommes, et qu'interrogeant l'inscription sépulcrale, il y lût des leçons de morale et de vertu.

Ces monumens étaient d'une magnificence en rapport avec la richesse et le goût de celui pour qui ils étaient élevés. C'était tout ce qui restait de lui. Cet usage d'honorer les hommes après leur mort fut, dit Polybe,une des causes de la supériorité des Romains sur leurs rivaux par l'émulation qu'elle excitait. Lorsqu'un homme dont

Pompei , où elle se termina à la rue des , la vie avait été digne, d'admiration

Tombeaux, ou porte d'Herculanum. A

mourait, ses restes étaient entourés de

Oki

respects, son corps, apporté dans le forum, était placé sur une estrade, en Tue de tous, et la multitude haranguée par un panégyriste qui , montant aux rostres, prononçait une oraison funèw bre. n avait le soin de citer les action^ où avaient pris part quelques» uns de ceux encore vivans et probablement au sombre des auditeurs; ainsi la louange donnée au mort s'étendait à tous, et la perte d'un individu devenait en même temps une source de deuil et de stimulation*

Que l'un des descendans de ces grands hommes se fût montré digne émule de •es ancêtres , les bustes de sa famille, revêtus des insignes de leurs dignités , étaient, dans les occasions solexmelles, exposés au lieu le plus apparent et portés en procession au forum. Là , les mêmes chaises curules les recevaient; morts, ils siégeaient encore dans ce sénat où ils avaient siégé vivans, et l'orateur, après un court éloge du défunt, revenait à celui de ses ancêtres; ainsi d'Age en Age se transmettait la

chi Arrius Diomèetes. On y monte par un escalier de quelques marches , en brique ^ terminé par deux petites colonnes latérales. Ce fut une des premières découvertes ; j'emprunterai encore ici un récit très-curieux de Denon. « Nous descendîmes ce jour-là dans la cave où Ton voit vipgt-sept squelettes de femmes, qui vraisemblablement , dans l'horrible confusion de cette fatale journée^ s'étaient cachées dans cet endroit retiré où elles se croyaient à l'abri des cendres; elles avaient placé des planches en talus pour en faire une espèce de toit sous lequel elles pussent respirer, et c'est là- dessous qu'on a retrouvé leurs déplorables restes. Elles s'étaient toutes placées à côté Tune de l'autre, et entre leurs os on a trouvé, sur la cendre durcie, les moules d'une grande partie de leurs corps. On conserve au muséum l'empreinte de la gorge de l'une d'elles qui devait être fort belle. On y conserve aussi leurs anneaux , leurs bracelets, leurs chatnés de cou et leurs boucles d'oreille.

gloire et se perpétuaient les souve* Tout cela est d'or, et prouve que ces nirs. Quel plus beau, plus noble spec- vingt-septmalbeureusesfemmesétaient

tacle! Qui plus dignement peut inspirer l'homme que le souvenir de ceux dont les vertus ont si éminemment brillé, et la pensée qu'un jour des honneurs semblables lui seront rendus !

C'est dans le but d'honorer les morts, et de les offrir en exemple à la généra* tion vivante , que nous voyons ces mausolées s'élever à l'entrée des cités. A Pompeï, ceux qu'on a découverts sont dans le faubourg appelé Augustus Félix^ sur la route que Ton suit en venant d'Herculanum. Ils forment une série de monumens, et Ton est dans l'usage d'appeler cette voie la rue des Tombeaux ( Voyez PI. 71 ).

• L'entrée du faubourg est marquée par la maison de campagne de l'affran-

d'un rang distingué. On voyait aussi dans cette cave les vingt-sept têtes de ces infortunées. L'une d'elles, qui est encore garnie de cheveux, a été portéeau muséum et mise sous verre. Je ne sais si on continuera d'en montrer vingtsix , mais j'avoue qu'il ne peut plus y «n avoir que vingt-cinq véritables, car je ne pus résister au désir d'avoir en bonne fortune la tête d'une daqie romaine; et, ayant trouvé le moyen de l'emporter à l'aide d'un très -grand manteau , je suis parvenu à la faire passer en France, où nos jolies Françaises pourront s'étonner de la dimension et des formes qui faisaient la beauté de ce temps. J'aurais bien voulu pouvoir prendre du vin dont étaient sans doute

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Via conjûlttrc - nWl' ùUjuiUi dtJla cittn .

Pomfxù. KfKT (im^ulaire. £ntrét' de Li vil/** .

POMPEI. ,jg

remplies des grandes cruches rangées tion tumulaire ^ deux bustes , et les

contre le mur de cette même cave, mais noms de deux enfans de Diomèdes.

la cendre ayant pénétré dans ces vases Tout près est le triclinium funèbre,

s'est emparée de cette matière fluide, salle à ciel ouvert, ornée de fresques,

et en a détruit la substance. Ces am- et où l'on se réunissait pour célébrer le

phores étaient hautes de trois pieds et silicernum , ou repas funèbre. « La cé-

d emi , rémonie des funérailles se terminait par

» On a trouvé ailleurs , dans des va* un festin qui était ordinairement un

ses de cristal, du vin qui s'était coa- souper que Ion donnait aux parens et

gulé, et avait pris la consistance de la aux amis; quelquefois même on distri-

résine. J'ai essayé de manger de cette buait de la viande au peuple ; et neuf

matière qui paraissait à l'œil avoir de jours après on faisait un autre festin

la ténacité sous la dent; elle s'est bri- qu'on appelait le grand souper^ la »o-

sée, comme une substance calcinée, sans uendialcy c'est-à-dire la neuvaine; on

laisser dans la bouche aucune espèce observait dans ce dernier repas de

de saveur, et sans s'y délayer davantage quitter les habits noirs et d'en prendre

que la poussière de charbon. deblancs.» {Encyclop. Antiq.ydcci. Fu-^

» Auprès de la porte qui donne sur nérailles. ) Ce repas fournissait l'occa-

la rue, on nous montra l'endroit où sion de déployer un très-grand luxe.

l'on avait trouvé deux squelettes, qui Fréquemment la table était d'argent,

étaientvraisemblablementceuxdumat- et soigneusement travaillée. Ëptre la

tre de la maison et de l'un de ses es- porte et la table on voit encore à Pom-

claves ; le premier tenait une clef à la peï l'autel où l'on sacrifiait aux divini-

main et de l'autre un sac où étaient de tés infernales.

l'argent, des médailles et des camées. Après ce triclinium est le tombeau

L'esclave portait un coffre rempli d'ef- de Naevoleia Tyché, affranchie de Ju-

fets précieux, comme vases d'argent ^ lie. {Voyez V\, 71 , le premier tom-»

de bronze, etc. Il est probable que, beau.) Le cype en marbre qui le sur-

chérchant à fuir avec ses bijoux, il monte, élevé de deux marches et sculp*

avait perdu trop de temps, qu'en arri- té de trois côtés, est terminé par une

vaut près de la porte il la trouva com- corniche élégante. Sur le côté faisant

blée par les cendres, et qu'en allant face à la rue, je lus une inscription

rouvrir il fut renversé et enterré sous en l'honneur de cette Naevoleia, qui

cette masse '»^ «pendant sa vie éleva ce monument

En face de la maison est le tombeau » pour elle et pour C, Munatius Faus*

de la famille , indiqué par une inscrip- » tus , Augustal , habitant de ce bourg ,

' Ce ^ précède a été obseryé>r Denon * \ ?"''. ^^ ^''''^^'î *^^^ ^^ P«"P*«' *«»

en 1777, *rois ans après la découverte. Aujour- * decurions accordèrent les honneurs

d'htti les iqaelettes n'y sont plus, mais les » du bisellium. Elle l'érigea aussi pour

STî r"' ''*'^'* ^^ ^"''"'n '.^"*^^''' » ^^ affranchis et ses affranchies . .

Uenon fait» non sans raison, des réflexions sar a J i i>- .1

cette faite dArrins Diomèdes. Les vingt-sept A.U-deS80US de linscnption, uubas-i

femmes étaient à la cave, et sans doate ce n'é- V^lief représente un sacrifice et deux

tait pas pour les aller retrouver qu'il s'était char- groupes de plusieurs personnages. Du

ge de tous ses effets précieux, et qu'il passait le «a* ' J-. r> « • • 1 - •

senildekporte.On5ourraic\.sal,ar!^rlyi^ f^"",^^ P''"?*',' J« ^'»'. «"!?»«. Ce

de médire , penser à l'ayarice de ce propriétaire ^^seUium , OU Siège honorifique, dont

etàsoninhamanité. {Note de v Éditeur,) Tinseription fait mention, et qui $i

long-temps exerça la sagacité des anti" quaires. C'est un siège obloDg sans dossier, à quatre pieds, et couvert dW coussin avec des franges. La ville le décernait, et ceux qui en étaient honorés avaient le privilège de le faire porter dans les réunions populaires et dans les fêtes publiques. Sur un autre côté est une barque sans rames , à deux m&ts, Fun dressé, Tautre penché. Un homme vêtu d'une tunique tient le timon. Le premier mit porte une voile carrée. Deux jeunes gens, dans l'état de nudité, cherchent à amener la voile du second, deux autres se laissent couler sur les cordes qu'un troisième réunit. Le sens de ce tableau , qu'on peut prendre pour une allégorie, serait qu'après avoir soutier t les tempêtes de la vie l'homme peut se réfugier au port.

Le caveau (PI. 73), d'environ six pieds carrés , est formé par des murs revêtus d'un mauvais stuc, où sur deux rangs sont pratiquées des niches destinées à recevoir les urnes cinéraires ; dans la plus grande , en face de l'entrée, était une grande amphore d'argile contenant des cendres et des osse

le sol ; il n'y a point de caveau sépulcral. Ce tombeau était un de ceux ^e la reconnaissance publique éle?ait àla mémoire des citoyens morts houorablement hors de leur patrie; dans les basreliefs on retrouve le bisellium , une inscription , des couronnes de chéDC et un entrelacs de feuilles de palmier et de laurier.

En face, a gauche, est un tombeau revêtu d'ouvragés en forme de réseau «rèticulaire » dont la découverte (i*.

mai i8i3) excita vivement la curiosité à cause des objets qu'il renfermait.

Le caveau sépulcral, de dix pieds sur quatre, est éclairé et aéré par un soupirail, au-dessous duqud, dans une niche, ornée d*un frontispice, on a trouvé un grand vase d'albâtre oriental, orné de deux belles anses, de la forme la plus élégante, et rempli de cendres et d'os ; la niche renfermait aussi un autre vase en marbre , ainsi qu'un grand anneau en or, orné d'une pierre d'agathe saphirine , sur laquelle était gravé, dans une grande perfection , un cerf se grattant le ventre avec son pied. Il y avait aussi différens vases

mens, peut-être les restes de Naevo- et lacrymatoires en verre, dont plusieurs cassés, un petit autel en terre cuite, et des amphores que l'on y voit encore Gchées en terre. Mais une particularité des plus remarquables, ^esl la porté , que l'on a conservée et restaurée, et qui est en marbre blanc de quatre pouces d'épaisseur.

Le troisième tombeau {Pl'Ji)M^^' me circulaire, est inconnu ^«'^''*

leia et de Munatius. Trois autres urnes en verre, hautes de quinze pouces, contenaient une liqueur que l'analyse a fait reconnaître pour un mélange de vin, d'eau et d'huile, dans lequel nageaient des ossemens à demi brûlés.

Auprès de chaque urne, une petite lampe et une pièce de monnaie destinée àCaron.Dans une encoignure étaient plusieurs de ces lampes en terre rouge. Ces différens objets ont été conservés en place et on les voit encore.

Le tombeau de Caluensius ( PI. 71, deuxième tombeau), en marbre blanc, est d'un très-beau style. Sa forme est celle d'un autel carré, posé sur un piédestal , élevé de trois marches sur

beauté et son éléaance extérieures, 1 ne renferme que quelques urnes doD terre grossière et une tête de Méduse.

peinte à fresque.

J'avais entendu vanter le monumcD

élevé à Scaurus, comme le plu^^^'^" de ceux qui ornent cette route. H c siste en une errande base carrée en ^ »

POMPEL

pos,aiit8ur trois gradins que supporte une autre base car/ée plus grande.

(Quatrièmetombeau, PI. 7 1 .) Sur la partie de ces gradins qui fait face à la rue, étaient représentés des figures de génies, des animaux et des cbasses. Quel»

ques scènes étaient exécutées par des gladiateurs, dont la visière, sans ou- ▼erture, ne leur p^mettait pas la vue des animeux qu'ils chassaient. Ce combat d'aveugles devait être un véritable spectacle populaire. Les noms des gladiateurs étaient inscrits au-dessus de chacun d'eux , tels que : Bobrix^ Hypolitus , Nobilton^ Nûimus, et ce- ' lui du chef de cette famille de' gladiateurs, Ampliatus. Le temps a déjà détruit ces bas-reliefs. L'inscription nous apprend que les décurions assignèrent ce lieu pour le monument, deux mille sesterces pour la pompe funèbre, et décernèrent àScaurus une statue équestre dans le forum. De tant d'urnes qui ont dû remplir Lçs niches du caveau, aucune ne s'est retrouvée, (mais seulement qqelques petits monceaux d'ossemens et de cendres.

Non loin de ce monument, devant une enceinte de murailles, on voit un buste de femme avec une inscription , où nous lisons que c'est celui d'une autre Tjché^ entremetteuse des plaisirs de Julie, fille d'Auguste. Ce titre au^* trefois n'avait donc rien d'offensant,' puisqu'on s'en glorifiait. Tacite nous dit que Pétrone exerçait yb/t honora^ blement cette fonction auprès de Néron. Autres temps , autres mœurs !

Pompei doit avoir eu d'autres tombeaux , car on se demande où ont été placés ceux de ces hommes dont nou» avons vu les noms figurer sur les monumens de la ville : les Pansa, les Holconius, les Verus et autres. Peut-élré les trouvera-t-on près d'une autre porte. Peut-être aussi , quand on aura déblayé N.

plus avant le côté gauche delà voie des tombeaux , de nouveaux monumens apparattrônt-ils k la vue. Ainsi qu'il a été aisé d'en juger par les excavations faites dans ce quartier, c'est celui qui a le moins souffert, et conune il était le séjour des babitans opulens, à en juger par l'élégance des maisons et la largeur* des rues, il l^t à croire que beaucoup de richesses nous attendent encore.

Quelques auteurs vont même plus loin, et prétendent que Pompeï avait, en outre de ces tombeaux^ deux cimetières, l'un aux babitans primitifs de la ville , l'autre aux Romains ; cependant on n'en a encore retrouvé aucune trace, à moins qu'on ne prenne pour telles deux enceintes, dans l'une desquelles on trouva beaucoup de masques en terre cuite, et dans l'autre quantité de tètes de chevaux enfoncées dans un mur. Ces masques et ces têtes de chevaux ont disparu. L'on prétendit d'abord que c'était un charnier d'animaox; mais des cendres et des os à demi brûlés firent abandonner cette idée, et penser que c'était un de ces lieux nommés ustrina , et destinés à brûler les cadavres , cérémonie qui exigeait une grande pompe et était fort dispendieuse. Les chairs consumées, les os. étaient recueillis avec soin^ et les cendres déposées dans des urnes funéraires. Le vulgaire était resdu à la terre, et l'on mettait une obole dans la bouche du mort ; ces lieux devaient être écartés, loin des habitations, ou bien dans des souterrains appelés parles Romains cryptes, et hypogées par les Grecs.

Virgile , exact à décrire les usages du temps, nous donne les détails suivans:

Congesta cremantur

Turea dona , dapes , foso critères olivo.

Postqnim collapsi cineres , et flamma qaievit^ Relliqaias yino et bibalam lavêre favillam , Oisaqve lecta cado texit Gorynaras aheno. ^«M ^A. ▼! . p' oaS.

L*eiicens, Thnile, les mets, les offrandes pieuses, Qne jettent dans le fealears mains reU^enset, Brûlent avec le corps : des parfîuns onctueiu Arrosent les débris qn'cpar^èrent les feux; La donlear les confie à Tarne sépulcrale.

Sur la droite de la route , derrière le dernier tombeau de la Planche 71 9 est une villa en partie ruinée, que l'oii at« tribue à Cicéron. Qaelqaet raisons plau6ibles,et peut -élre plus enoore le déair de retrouver une habitation du grand orateur, ont pu faire naître cett« conjecture dans l'esprit des érudits.

Dans le livre de Cicéron , intitulé Lucullus , on lit ce passage : « De ce lieu (Bauli), je vois la partie de Cumes où est la maison do campagne de Ga* tulle, mais je ne vois pas la mienne de Pompeï , non qu'une montagne me la dérobe , mais parce que ma vue ne peut atteindrejusqu'àelle.» Or, faisant îapplicatiou sur Pompeï de cette remar^ que de Cicéron^ il est constant que de la maison en question , à Pompeï, la vue s étend sans obstacle, jusqu'à Bauli, et que, de Bauli, les autres maisons de Pompex étaient dérobées aux regards par le Pausilippe.

Ce qui reste de cette villa est suflisant pour nous prouver qu'elle aurait pu être digne de son illustre pro* priétaire par la beauté des apparte* mens, des marbres sculptés et des mosaïques ; comme dans la cave de Diomèdes on voit ici une certaine quan* tité d'amphores.

. En continuant de suivre la rue des Tombeaux, et après avoir dépassé la maison de Cicéron, on se trouve trèsprés de la porte de la ville ( PI. 7a ). Je passe sous silence une foule de monu* mens plus ou moins entiers, plus ou moins ruinés , mais dont l'ensemble

donne l'idée d'une ville populeose, et je me repose sur l'un de ces jediles , bancs semi-circulaires, en pierre volcanique , éloquent témoignage de l'hospitalité des Anciens; sans doute aussi le lien de causerie des Poiftpeïens , peut-être celui où on pronoDçait les sentences ; ils ont été imités en marbre dans lef bosquets du jardin des Tuileries à Paris. L'inscription suivante, en gros caractères rougei, tracée sur le premier de ces sièges, indique que près de là était la sépulture de la pré tresse Mammiai

MAKIf 14 P, J. f ACEEDOTI PVBLICC LOCTS fsm* VVIJB DATTS DBCVaiOVTK DBCftETO.

A Mammîa , fille de Publias, prêtresse publique. Lieu de sépultare donné par décret des décanons.

Son tombeau a été élevé derrière ce siège, et ses cendres reposaient dans une grande urne en terre cuite, recoo- Terte d'une autre en plomb.

A ma droite, et près la perte de la ville, est unenicbe isolée , dans laquelle les fouilles ont fait découvrir un sqoelette armé d'une lance et d'un casque.

Ce gardien fidèle mourut à son poste.

On a trouvé ici , sous les décombres, le squelette d'une malheureuse mère portant un jeune enfant dans ses bras; deux plus grands la tenaient embrassée , et leurs os réunis prouraient de la manière la plus toucbante que cette famille infortunée rendit au même moment le dernier soupir lors de Tépouvantable désastre. Deux paires de pen* dans d'oreilles , garnis de perles foie» d'un grand prix , et trois anneaux d or, se trouvaient parmi leurs ossemeus.Lcs pendans d'oreilles étaient ea forme d« balances, c'est-à-dire composés dune aiguille transversale à laquelle étaient suspendues par un fil dor deux perle* vacillantes* Pompeï avait plusieurs portes. J^

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POMPEI.

qu'ici cinq ont été découvertes : celles

d'Herculanum , du Vésuve , de Nola

cette maison , un grand nombre en or,

en argent, en bronze et en corail, et,

ou d'Isis, du Sarno et de Stabia. je crois, encore d autres bijoux. G était

hsk porte d'Herculanum (PI. 72) pré- donc latelier et la boutique d'un bi-

sente trois ouvertures. Celle du mi- joutier.

lieu, où passe la voie domitienne, a Ainsi que l'histoire nous transmet quatorze pieds de large, et pouvait en les faits et les actions d'un peuple avoir vingt de hauteur. La voûte est qui n'est plus , les monumens servent écroulée. Au lieu de gonds dont on ne à nous initier à ses usages, et quelqueretrouve aucune trace, deux rainures fois nous en donnent la physionomie, profondes font présumer qu'elle se fer- C'est pour cela que nous voyons chaque mait par une herse. Les ouvertures . nation civilisée en élever pour attester

un jour et son opulence et sa gloire.

La vue de Pompeï ressuscitée, que dixhuit siècles nous ont conservée comme monument, nous met infiniment plus en rapport avec les mœurs des Pompéiens , que n'eussent pu le faire les mémoires les plus détaillés. Ce n'est

latérales, qui ont conservé leurs voûtes, ont quatre pieds et sont hautes de dix. Franchissons la porte et acheminons-nous dans la voie consulaire qui monte légèrement, et que j'ai déjà parcourue dans mes précédentes relations

La première maison à droite, dans la ville, est celle ^Albinus (PL 71) ; une inscription, lisible encore, nous retrace ce nom. Cette maison, ou Ton a trouvé divers objets de différentes natures, est aujourd'hui généralement reconnue comme ayant été une auberge, ou plutôt une de ces stations de poste, établies, au rapport de Suétone, par Auguste sur les routes consulaires. Ce qui a suggéré cette opinion est la trouvaille, qu'on fit dans une écurie , d'ossemens de chevaux et d'anneaux scellés dans le mur, ainsi que des chars et des pièces de fer taillées en essieux.

Immédiatement à côté de lauberge d'Albinus s'élève le célèbre pilier por^ tant en relief un phallus. Mille cornlaentaires ont été faits sur ce bas-relief : selon le plus gr^nd nombre, il indiquait une maison de prostitution. 11 est reconnu maintenant , après examen fait des objets trouvés dans la boutique à laquelle il servait d'enseigne, qu'il était la représentation de l'objet mémo

plus un froid récit , c'est un drame auquel on assiste. Quelle bizarrerie dans les vicissitudes humaines ! Un événement affreux, imprévu, qui porte le deuil et la désolation sert, dix -huit cents ans après , de sujet d'études à des générations nouvelles, et devient une source incessante d'émotions. Sans cette éruption , alors si fatale, que de choses ne seraient jamais parvenues jusques à nous ! Ici l'on pénètre dans l'intérieur d'une famille, on assiste au lever d*un Romain , on voit une femme à sa toilette, une autre à son ménage : un magistrat dans les affaires publiques, on le suit au forum, on le voit à table avec ses amis. Ces fiers républicains, que l'histoire nous fait si grands ! nous les voyons esclaves de mille superstitions, trembler devant l'autorité , flatter le pouvoir, et implorer le protecteur en qui ils ont espoir. C'est ainsi que dans toutes leurs inscriptions se trouve une dédicace k un personnage puissant, et ces mots t .

que l'on y vendait, c est -à -dire d'une Hogat ut favfeat, « prie afin

amulette. En effet , on en a trouvé dan s quil lui soitfaaworble » .

De Scimnites qii'ils étaient* en devenant fiomains, les Pompéiens durent adopter leurs usages, surtout celui du patronage et de la clientelle. Le client, en écrivant le nom de son patron , dut le faire suivre de la formule ordinaire. Le marchand implora la protection de Tédile ou du magistrat ; et non content de couvrir de ces adulations les murs de leurs habitations, ils les répétaient sur les édifices publics.

Dans un temps où Timprimerie n'é* tait pas connue, on dut suppléer aux affiches par des inscriptions au pinceau ou gravées au ciseau. On les traça sur les murs des lieux les plus fréquentés en lettres noires ou rouges , en caractères latins, osques ou samnites, quelques-unes même en grec. Elles servirent encore à faire connaître le nombre des maisons, à dénommer leurs babitans ; ce sont des espèces de manifestes, d affiches^ d'avis uu public, des annonces de fêtes, de ch::sses, de jeux sçéniques ou de gladiateurs. Des programmes de vente et de location , dont le magistrat ou les particuliers donnaient avis au public. Elles indiquaient le jour etVheure, et spécifiaient toutes les particularités pour fixer la résolution du lecteur.

Quelques-unes avaient pour but d'empêcher les dégradations , en vouant à la vengeance des dieux celui qui seles permettrait.

Yoici la manière dont on annonçait les spectacles t

Lajamille de gladiateurs d!Aulus Si^zius Cerius , édile ^ combattra dans Pompeï le dernier jour des calendes de juin , il y aura chasse et tentes.

L'édile était le magistrat qui , à Rome , gratifiait le peuple de spectacles; il en devait être ainsi dans les colonies* Une famille de gladiateurs, ludus gladiatorius , se composait d'une

troupe sous les ordres d'un chef < lanista » . Beaucoup de personnes riches en entretenaient à leur frais. Pour célébrer son avènement à l'édilité , Svézius Cerius dut se conformer à l'usage, et donner un spectacle.

Combat et chasse pour le 5 des nones d'auril ; les mâts seront dressés^ ou, les uoiles seront tendues; c'est-à-dire l'amphithé&tre sera couvert.

Par chasse on entendait le combat des gladiateurs contre des bétes sauvages. Suétone nous fait part de la satisfaction qu'éprouvait l'empereur Claude à ce spectacle : « Il avait tant » de plaisir à voir ceux qui combat- » taient contre les bêtes, et ceux qui » comparaissaient dans l'arène au spec- » tacle de midi , qu'il alla\t prendre sa » place dès le point du jour, et quand le » peuple s'en allait dîner il restait » .

Trente paires de gladiateurs combattront au leuer du soleil,

Valente , fiamine perpétuel de Néron , jéuguste et Heureux^ fils de Dedus Lucretius Valens^ donnera une chasse le 5 des calendes dai^rily dans la colonie pompéienne; les voiles seivnt déployées.

Des affiches ont été effacées pour faire place à d'autres. En général dles disparaissent aussitôt qu'elles sont découvertes, aussi a-t-on soin de les copier. Plusieurs ont été enlevées avec la superficie des murs et portées aa musée , ainsi qu'on a fait pour les tableaux.

Voici l'inscription dont j'ai parlé page lag. Découvert en lySS , l'édifice a été rechargé de décombres. Cette habitation de Julia Félix méritait cependant d'être conservée au jour à cause de son étendue et de sa richesse.

nv PRAEDUS IVLIAE S. P. F. FEUCIS 10- CANTVR BALNEVM VENERIVM ET KOKCESTVM.

TABERNAE PERGVLAE GOENACVLA EX U)1BTS

POMPEl.

AVG.PKODSIS IDVS AYG. SEXTAS AKNOS COK- TlirVOS QUINQYE S. Q. D. L. £. R. G.

JuliaFélix^ fille de Spurius^ propose il loyer, du i*'. au 6 des ides d'août j lu partie suii>ante de ses biens : un appartement de bains , un i/enereum , 900 boutiques et étaux, et t apporte^ ment du premier étage ^ pour 5 années continues il auec la condition que si on y établit un lieu de prostitution^ le bail sera résilié.

Le Tenereum était unUieu condacré aux plaiéifs des sens , la condition était donc faite seulement pour les boutiques et leur dépendance.

Cette inscription , la plus singulière de toutes celles dont j'ai eu connai»* sance , donne une idée de la richesse de quelques propriétaires de Pompeï et de l'étendue de ses relations et de son commerce.

C'est au musée que Ton la voit, et non à Pompeï , comme je Tai dit par erreur.

Cneius Pompeius Diogenes , louera aux calendes de juillet l'étage supé" rieur de sa maison.

L'inscription suivante était sur une colonne dans le forum :

Lucius Sepunius Sandilianus , fils de Lucius $ Marcus Herennius Epidia^ nusj fils d'Aulus, duumifirs pour ren-dre la justice, ont été chargés du soin des sacrifices publics .

Autres inscriptions.

Voyageur^ en traversant d'ici jusqvih la douzième tour^ làj Sarinus^fils de PubUuSy tient auberge. Porte-toi bien.

Colepius prie Marcian Cerrininium, homme bon , afin qu'il lui soit favorable. Sur d'autres inscriptions on lit :

Homme probe, magnifique , digne de la république ^ etc.

Les charpentiers et les carrossiers font des vœux pour Marcellus, V édile.

Phœbus et sa société supplient 01- Conius Priscus et C. Cavius JlufuSj duumvir.

Voici un billet de théâtre que j'ai omis de citer :

Cav. II.

CVN. III.

GaiD. Vm.

Casira.

i Plauti.

ïl\ travée j IIP, coiw, VHP. gradiné Casinaj comédie de Plaute.

Gonteuto poplite miror

jPnelia , rubricâ picta ant carbone ; yelat si Re verâpugneiity feriantTitentqiiemoveiitM Arma yiri ? «...

Boa., iib. II, sat, 7, ^. 71.

Dans la me en passant (;[aelqaefois je m^amnse A regarder renseigne où Ton a charbonné De deaz gladiateurs le combat acharné.

Trad, de Daav.

Dans la me qui longe le temple de Jupiter est un pilier où sont peints deux gladiateurs se préparant au combat. Sur un autre plan, le combat est terminé. Au poisson sculpté sur leurs casques on juge qu'ils appartiennent à la troupe des mirmillones; Tun d'eui est yaincu, l'autre s'apprête àredou* bler les coups avec une épée en forme de faux. Un juge du camp, vêtu d'une tunique blanche , s'avance sans armes, Farréte, et lui présente une baguette , récompense de son adresse.

A côté est une inscription traduite ainsi : Retraites et Prudes. Prudes vainqueur dans le dix-huitième , Retraites vaincu dans le dixième. (Com** bat.)

Voici la manière dont se trouve dis* posé le terrain qui nous cache Pompeï, et les différentes couches qui le composent à environ dix-neuf pieds.

Sur l'ancien sol , environ une palme (dix pouces français), d'une cendre

noire excessivement fine. Au-dessus une couche de sept pieds de lapillo , ou petites pierres ponces , une troisième de cendre qui peut aroir deux pouces, une de lapillo de même épaisseur, puis revient la cendre à vingt pouces, et le lapillo à quinze ; enfin la dernière couche de cendres peut avoir quatre pieds. Le tout est recouvert par une couche de terre végétale de même épaisseur. Cette terre n'est autre que de la cendre décomposée par Fair et rendue à la végétation.

De cette dispositiou on peut conclure que ce ne fut ni un torrent de feu^ ni un torrent d'eau qui ensevelit cette malheureuse ville , mais une pluie de matières volcaniques.

L'éruption apaisée , les malheureux habitans, remis un peu de leur frayeur, revinrent, et, faisant quelques excavations, découvrirent d'abord les édifices publics, puis les maisons où ils espérèrent trouver des objets précieux. C'est ce qui explique l'état de spoliation dans lequel on en a trouvé plusieurs. U est prouvé qu'ils ne pensèrent pas à rebâtir une ville ainsi enfouie sous vingt pieds de matières volcaniques.

Les éJifices souflTrireot plus ou moins des tremblemens de terre , dont la violence fut telle , dit Pline , que nonseulement les maisons semblaient se mouvoir, mais qu'elles paraissaient arrachées de leurs fondemens et s'écroulaient. Ainsi disparut Pompeï 9 ensevelie sous la cendre. Il n'est donc pas surprenant qu'on ne retrouve plus les parties supérieures des édifices. Les mooumens publics sont les plus dépouillés, parce que, plus en vue, ils arrêtèrent davantage l'attention de ceux qui revinrent fouiller les ruines encore fumantes. En effet , on retrouve intacts les stucs et les peintures, et il

reste à peine quelques vestiges des marbres. Ainsi les soixante colonnes en stuc de la basilique sont encore debout, tandis qu'il en reste à peine une des portiques d'Eumacbia. Les pavéa en mosaïque se voient encore et ceux en marbre ont disparu. Quant aux bijoux ou aux pièces de monnaies, c'est auprès des squelettes et dans les mes écartées qu'on les a retrouvés. L'erreur des malheureux habitans fut de voir leur salut«dans les souterrains, et ils en furent les victimes, comme l'atteste le grand nombre de corps que l'on y a retrouvés, taudis que dans les rues ou les places publiques il n'y en avait que très - peu. Dans un souterrain , près du temple grec, on en trouva sept qui s'étaient munis de leurs trésors, consistant en soixante - huit monnaies d'or à l'effigie deVespasien, et onze cents en argent. La maison de Diomèdes, la basilique et plusieurs maisons sont encore des exemples de cette imprudence.

Jusqu'ici on porte à quatre ou cinq , cents le nombre des squelettes retrou- i vés; ce nombre est faible, eu égard à la i population d'une ville que des calculs ' modérés supposent avoir renfermé dans ses murs quarante mille habitans , mais , il faut se souvenir qu'un quart de la ville seulement est déblayé.

Il est vraisemblable que la résolution de fuir fut prise avec une grande promptitude et exécutée de même, et l'on peut juger de la précipitation des fuyards par la quantité d'ustensiles pesans qu'on a déterrés loin des maisons et qui avaient probablement été abandonnés dans cette fuite.

Les remparts de Pompeï étaient doubles, ou superposés en terrasses, de manière que, quand le premier était escaladé , il fallait encore franchir le second. Cet usage s'est perpétué dans

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