‹ L'ItalieChapitre 20 sur 56 · OT · texte numérisé non relu

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BudBOii en muiODt de ImIoqb en bel* «m, jusqu'à ce qu^enfin die ie dissipe dans le même ordre, et que tout rentre dms l'obscurité ceamie aoparaTant.

Le désir de -voir les prédicateurs de \ nrrefour, dont j'avais entendu parler, et de m'assurer par moi<*mème si ce que Ton m'avait dit était conforme à la I Térité , me fit chercher l'occasion d'as- ^ lister à un de leurs sermons. Dans un endroit trés-passager, j'aperçus, entouré d'une foule nombreuse, un prêtre respectable debout sur une planche soutenue par deux tonneaux (PI. 3o).

Aies cAtés un fidèle tenait en main sœ énorme croix qu'il donnait et re« prenait alternativement ; tout le monde tnit chapeau bas.

Le prédicateur parcourant son tréteau avec autant d'agitation que de parité , ne manquait jamais de partir an commencemoit d'une phrase, et de revenir k la fin, comme le balancier d'une pendule; il faisait tant de gestes, il avait l'air si passionné , qu'on l'aurait cru capable de tout oublier ; sa Aireur était systématique. Danscepays, j ueulieu d'observer que la vivacité des nouvemens n'indique souvent qu'une émotion superficielle. Il avait aussi trouvé une manière de faire de l'eiTet, en àtant son bonnet carré , et le remettant aTec une grande vivacité; son sermon roulait sur le jugement dernier. Improvisant un dialogue entre Dieu le père et Jésus-Christ , tour à tour il faisait les deux interlocuteurs. Dieu en cour-* roux , et d'une voix tonnante , accusait les hommes, que Jésus-Christ défendait d'une voix douce et dans le fausset. La manœuvre du bonnet allai t son train . Lorsque Dieu parlait , le bonnet était sur sa tête ; lorsque c'était Jésus-Christ, il était dans sa main. Enfin , le Christ obtenait notre pardon.

J'ai entendu un autre prédicateur

e^énoneer très^convenaUeiiient. Il pré* ebait sur la pénitence, et avertissait en même temps de la force des mauvais exemples. tYous autres, gens légers, disait-il , vous pensez en vous-mêmes t Mon voisin fait ceci ou cela, pourquoi n'en ferais-je pas autant? Celui-là reste impuni, pourquoi scrais-je plusmalheu* reux que lui 7 Mais avez- vous senti ses remords qui sont plus cuisans que les peines corporelles? Si un insensé se préci pi tai t dans les flammes, voudriei-vous vous y jeter après lui ? • Tout son ser* mon était rempli d argumens de cette force, qu'il mettait toujours h portée de ses auditeufs, sans se permettre la moindre phrase qui eût pu n'être pas interprétée au pro6t de la religion.

Le gouvernement a quelquefois eu la plus grande confiance dans le talent persuasif de quelques-uns de ces prêtres; un de ceux qui ont joui de la plus grande considération était le père Kocco dont j'ai déjà parlé, à qui la cour fournissait un équipage afin qu'il pût se transporter d'un bout de la ville à l'autre, quand les circonstances l'exigeaient ; car il se faisait non-seulement aimer mais craindre. Il avait acquis sur la multitude un tel ascendant, que lorsqu'il rencontrait des malheureux jouant les jours de fête, il les frappait violemment «avec son crucifix.

L'Italien est plus superstitieux que dévot , quoiqu'il sache que la doctrine primitive de la religion n'admet certainement aucune de ces pratiques superstitieuses^ qui semblent être depuis des siècles la marque distinctive de ce peuple; Suétone nous apprend que la flotte d'Auguste ayant été dispersée par une tempête, et ayant perdu plusieurs de ses vaisseaux, l'empereur défendit que la statue de Neptune fût portée en procession avec celles des autres dieux ; il pensa que le dieu de lu

Léger, il était inutile

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