PESTUM
Elleaunqnaisupcrhe et sixépligi-s, non comprisp sa cathédrale consacrée à San Malteo, et devenue presque un musée par la multitude de colonnes et de bas-reliefs enlevés aux temples de Pestum par Robert Guiscar, son fondateur. Grégoire VII , fu^'itif, y est enterré, ainsi qu'un cardinal Carafia,Bur le tombeau duquel est un bai-rclief antique et une inscription. En antiquités, elle renferme six colonnes cachées dans l'écurie de l'archevêché , et en édifices modernes , un lycée , destiné à l'étude des sciences exactes; un orfanotrofio , ■ maison pour les orphelins i • un tbé&tre et l'intendance. Tous ces bAtimens sont assez beaux.
tkmt ftril par an , en mars et en septembre, on tient à Saleme une foire cMisidénblfl, où se rendent les norobands de tous les points du rojaume,
li'éetAe de mëdocine de Salerne avait acquis, sous les derniers princes lombards, une réputation brillante, grâce aux Arabes qui s'y réfu£;ièrent en foule, et y apportèrent leurs sciences et leurs connaissances profondes de cet art, dans lequel ils excellaient. En itoo, les professeurs de cette école publièrent leur célèbre ouvrage en vers l.itins, qui depuis a été traduit dans toutes les langues.
Nous avions passé une journée entière à Salerne; le lendemain, à la pointe du jour, nos marins viennent nous réveiller, et nous voilJ» en mer, nous coupons la tangente du golfe- En vue de Pf stum , terme de notre voyage , la barque s'approche de la côte, deux marins nous cliargcntsurleurs épaules, entrent dans l'eau jusqu'h mi-cuisse, et nous déposent sur la grève. Après ce singulier débarquement, ils nous renouvellent la recommandation de ne pas coucher à Pestum , ni même d'y at>
tendre la chute du jour, à cause du mauvais air, tellement pernicieux, qu'il est impossible d'y venir dans les mois de juillet, août et septembre. Nous les remerciâmes de leur, obligeant avertissement , et, prenant congé , nous nous enfonçâmes dans léa nunes de cette ancienne Po^^kib/iùi ,: pour aller. voir des temples que déjà Auguste visitait comme des antiquités (PI. 36).
Nous foulons un sol jadis célèbre par sa fraîcheur et sa fertilitjé.rce sol est aujourd'hui une plaine marécageuse et brûlante , un désert sauvage et aride. Des troncs d'ambres pétrifiés, des débris de colonnes et de frises , à deipi usées par le temps , d^s eaux croupissantes^ét infectes ; pas un arbre, pas une plainte, pas une fleur, pas un brin d'herbe, partout la ronce et l'épine , .remplaçant les bouquets, de roses, et Teàu croupis sur le lit. du ruisseau ; tel est le site où s^élèyent de nos jours les murs abandonnés de la ville de Nep- . tune, l'antique et superbe Pestum, où les vainqueurs du monde, oubliant letijr ambition. et leurs soins , venaient parfois suspendre! aux .branches du ro- , sier^t du .myrte., un glaive fatal aux vaincus. ...
Qui pourraUnieir l'impression qu'on éprouve à la vqe dci ce site ,HOÙs'élèvent les temples de Pestqm 7 de ces temples qui , intacts et solides*, ont traversé les siècles , et semblent 4ire à celui, qui les considère : «Œuvres des plus anciens peuples de la terre , tcois mille ans ont passé devant. nous ; des générations se sont succédées; et ont disparu, comme des ombres ; Osques , Étrusques , Romains, tour à tour ont foqlé ces portiques, et nous, toujours debout, nous bravons les siècles !»
La fondation très-reculée de Pestum, autrefois Possidonia , remonte aux anciens Sybarites qui, abordant sur celte
plage, y fondèrent une ville, chai de leurs montagnes les habitai mitifs et s'établirent à leur place à leur tour ils furent déposséd les Lucaniens , et ceux-ci par 1 mains , l'an 479* Ce fut sous c niers que le nom de Pestum fu stitué au nom grec de Possidon indiquait sa consécration à Ne Pestum , faisant partie de r< d'occident^ fut détruite par 1< rasins vers la fin du neuvième
Quels avaient été ces habitai mitifs expulsés par les Sybariti il nous faut avoir recours à S et à Hérodote , qui nous appr que Sybaris fut fondée l'an 720 J.-G. , et Yelia colonie Pboc l'an 540, d'aprèsl'avisdes habi Possidonia. Possidonia fut donc dans l'intervalle. A ce sujet , Hc •rapporte qu'une grande famine eu; lieu sous le règne d*Atys en 1 royaume puissant de l'Asie mil les Lydiens résolurent de se div deux- parts, sous le command des deux fils d'Atys, Lydus 1 rh^us , puis de tirer au sort, devait émigrer, l'autre rester ( pays. Tyrhenus fut désigné sort comme devant s'éloigner. E séquence il fit équiper une fi Smyrne , et se mit à la recherci royaume. Les Pélasges qui hab •les lies de Lemnos et d'Imb joignirent à lui , et après avoi long-temps et visité diverses coi il se. fixa sur les côtes de l'Oi où ses compagnons prirent le l ■Tyrhéniens.
Les Lydiens avaient conservé .coup .des mœurs des Ghaldéens Cananéens , et comme nous 1 souvent ces trois peuples unis, probable qu'un grand nombre .d turiers des deux premiers aco